0717.jpg plinous.org



Le random tour
  1. L’athéisme avec esprit
  2. sonnet 086
  3. Décès d’une autre star du bling-bling
  4. sonnet 350
  5. As-tu bien lu Salammbô ?
  6. sonnet 188
  7. L’inconditionnel
  8. sonnet 222
  9. HJ by DL
  10. sonnet 195




Les gazouillis en cours
Tweets by @plinous

Accueil > Poésie > Apostille au rapport

Apostille au rapport

plinous, le samedi 30 avril 2016.

Parce qu’un rapport se doit d’être clair et complet, celui-ci est donc effectivement un "drôle de rapport". Ce qui m’irait très bien, n’était qu’en l’occurrence son incomplétude m’ennuie (et pas son obscurité relative). Je sais que les essais, les recherches, n’en finissent jamais et qu’il convient de blablabla touche finale cadre blabla... je ne suis pas sorti du carcan des quatorze lignes de la norme sonnet pour me faire chier avec... blabla. Donc, voilà ce que je voulais ajouter :

Las de subir dans la rue tous ces regards qui invalident alors que je n’ai qu’une proposition à soumettre comme tout un chacun, je me réfugie dans le sabir d’indignation égotiste mais en vers, avec l’ambition d’outrepasser le "quoi ma gueule ?" de Johnny.

Du reste je vous remercie passants, pour vos œillades critiques et votre désapprobation globale. Tout cela me lotit mieux que le détenu états-unien à l’isolement total ; vous me faites (un peu) mal, mais vous m’aiguillonnez.

Électrisé, je n’en conduis pas moins l’autotélique avec prudence, comme il se doit d’un char solaire. Pas de problème de pilosité au niveau palmaire - ailleurs j’épile, moins qu’un hipster (c’est un pédé à barbe du début du XXIe siècle en occident). Bref, je voulais dire que je n’étais pas une feignasse, quoique j’écrive des vers.

Non, parce qu’on voit encore souvent le poète comme une créature qui fume des sels de bains sous les étoiles. Un artisan austère en vérité. S’il s’adonne volontiers à la folie dada, c’est pour dénoncer par contraste les vrais fadas - hommes d’affaires, managers, officiers... - qui déciment en stratèges.

Et, parce que je veux me vendre décidément, je voulais dire que je me donne du mal pour faire parler les mots, et eux-seuls. Faites la part, chez les écrivains fameux, du para-operum : politique, conférences, scandales... cuites au mescal et cuites au rhum. Combien doivent pour l’essentiel leur renom à leur verbe ? Combien de Nerval ?

Oui, on s’en fout assurément. Je prendrais noir alors, pour la médaille, j’aime pas le chocolat blanc. Ah, même pour ça faudrait ramper sur des plateaux ? Dire "je suis Pline le Trône" dans la télé-réalité avec l’animateur qui couine, hilarité ! Pas l’âme d’un Léonidas, hélas, sincèrement désolé. Alcool, coco, drogue designée ? Allons, trop vieux pour ces conneries, je me shoote au pavot de Californie. Je rêve de mots, heureux. Je me couche de bonne heure, depuis peu.