01/02/2026
Dimanche de répétition, comme on parle du comique : salle, lecture, balade en bord de Garonne et un peu de taf aussi parce que je suis con. L’appel habituel des parents à 18H. Ils sont rentrés de Tunisie. Ma mère voit le médecin demain pour avancer une coloscopie.
On a eu l’aîné au tel aussi, il arrivait sur l’île de Bantayan. Les dernières semaines ont été tellement incroyables qu’il est quasi sûr de s’installer un jour aux Philippines. Et pour la suite, après Taïwan, la Chine et le Japon, il pense qu’il optera pour "la mine" (au sens propre je le crains) en Australie, histoire de se renflouer. Sa boite, pourtant créée, et donc le projet de devenir développeur freelance... aux oubliettes pour l’instant. Dommage ? Je pense tellement fort carpe diem...
02/02/2026
Une vingtaine d’entreprises sur site aujourd’hui pour faire le tour des problématiques et étudier le PIC, le plan d’installation de chantier. J’apprends plein de mots, c’est super, et je constate une fois de plus que le technique, toujours culturellement dévalué dans notre pays, est incroyablement complexe et exige des professionnels du "manuel" des capacités intellectuelles de premier ordre.
On va casser à partir de mi-avril, le chantier de rénovation et "d’optimisation" des espaces (de réduction) va durer plus d’un an. On n’est pas encore dans le dur mais ça se concrétise. Même si je ne serai pas responsable du suivi de ce chantier, pris en charge par la sous-direction ad-hoc de la DG, je sais qu’en tant que "local de l’étape" je serai le premier interlocuteur des personnels et des entreprises pour toutes les questions, tous les aléas et incidents qui émaillent forcément un chantier en milieu occupé. J’ai hâte d’avoir mon casque.
03/02/2026
Ouverture officielle de la campagne des entretiens professionnels. Enfin c’était juste la visio de présentation, essentiellement destinée aux néo-managers, dont je ne suis pas - ça fait plus de quinze ans que je fais passer et subis des entretiens pro. Mais je l’écoute quand même d’une oreille cette présentation, pour réviser les fondamentaux et les rappeler aux deux manageuses que l’exercice traumatise tous les ans, histoire de les rasséréner avant la première épreuve (en mars).
Rencontré une dame de la direction générale des finances, spécialisée dans l’immobilier de l’état. Personne aussi modeste que brillante, donnant de la hauteur à son métier en faisant de belles analyses sociologiques des politiques du bâti, tout en étant capable de lire un plan. Ç’aurait été bien de faire l’INSA plutôt qu’une fac de lettres.
Couru cinquante minutes.
Divers taf. Et écoute d’une conférence en visio sur l’acquisition du langage pour terminer la journée. Pas désagréable la conférence, même si je n’ai pas tenu jusqu’à la fin des exposés. Les universitaires sont vites gavants, de part leur formalisme "scientifique" d’une part, mais aussi à cause de leur caractère putassier, "il est beau mon labo", "achète ma recherche", "prends ma méthode en open source (on s’arrangera après)"... Je sais : les pauvres ! ce n’est pas de leur faute s’ils en sont rendus là. Les nécessiteux n’inspirent pas le respect.
04/02/2026
Travail intensif aujourd’hui, mais en télétravail. Pas de vélo dans le froid, molleton en bas toute la journée et grattage d’une heure trente (salle). Mais j’ai pondu ma note d’opportunité pour le comité de développement, et je suis plutôt content du résultat. Voilà.
05/02/2026
Certains non vendredi soir sont coûteux. D’abord parce qu’il faudra encore taffer demain, ensuite parce qu’il faut dîner à l’eau. Certes, cette dernière épreuve ne m’est pas imposée, je choisis de me priver d’alcool de deux à quatre jours par semaine. Je dis juste que le libre arbitre à un coût, comme le reste. Rien n’est gratuit dans ce monde. Mais certaines dépenses relèvent de l’investissement. En l’occurrence, je serai fier de moi demain, à la salle sous la fonte ou dehors en courant.
La déesse était présente au CODIR. Toujours au bord de l’effondrement, avec quelques absences aussi, mais là déjà, et globalement moins chancelante. Les résultats de son examen médical (car les emmerdes volent bien en escadrilles) laissent entrevoir une intervention chirurgicale mais pas de catastrophe maligne. Son gamin est major de sa prépa. Oui, on a pas mal discuté, ça aussi c’est un signe. Le petit rayon de soleil de la journée.
06/02/2026
Codir DG + entretien mensuel avec la DG et multitude de choses à régler. Journée dense. 11km ce midi néanmoins.
C’est vendredi. 19H20, rentré du taf. Soif. Bière, cajous, guacamole, pâté foix gras pistache mais surtout vin. Somnolence dès 20H20. Des femmes à la télé. Blanche Leridon, de l’institut Montaigne, à droite donc mais bon. De bons souvenir la fac de droit. Puis après sur LCP c’est Jeanne cherhal, autre émoi d’étudiant. Je l’avais vu à Dieppe avec Chilly Gonzales. Elle raconte son amour des hommes. En dessert un mystère, avec du rhum.
07/02/2026
Première visite aux Augustins depuis la réouverture. Encore un peu de monde mais ça va. Oui parce qu’évidemment, quand on ferme un musée cinq ans (cinq ans !) pour travaux, il y a foule à la réouverture. D’autant que les Augustins, c’est un petit musée, mais riche et dense.
Le lieu est toujours aussi beau. J’aime beaucoup la nouvelle entrée qui a fait polémique sous prétexte qu’à Toulouse il faudrait que tout soit rose. On pénètre désormais en douceur dans le musée par ce pavé droit blanc (enfin globalement blanc), qui fait contraste - tout en faisant écho aux façades des immeubles en face ! - avec le reste du bâtiment et contribue donc à la mettre en valeur. Toulouse s’est offert sa minute "Pyramide du Louvre", un petit buzz en plus.
Pour le reste je ne vais pas faire un compte rendu de visite, c’est samedi soir, 18H38, l’heure de faire autre chose... Juste la découverte du jour, une œuvre que je ne me souvenais pas avoir vu auparavant, ce magnifique cheval [1] :
Après on a mangé au May (#resto), c’est bon, pas cher, sans chichi, avec les œufs cocotte en valeur sûre. Bon, le devoir m’appelle.
[1] Pieter Cornelisz Verbeech, Cheval d’amazone sous un porche, vers 1640-1655.