0263.jpg plinous.org



Le random tour
  1. Refusé 07 : Paris
  2. (Cyber)connerie de Tom Clancy
  3. As-tu bien lu L’Éducation sentimentale ?
  4. Aaaaaaaah... HA HA HA !
  5. Les trois âges de Tintin
  6. Entretien
  7. Le nouvel amour est consternant
  8. Pièce supplémentaire (supplément)
  9. sonnet 356
  10. Fais comme l’oisif...




Les gazouillis en cours
Tweets by @plinous

Accueil > Choses > Un souffle des profondeurs

Un souffle des profondeurs

plinous, le mercredi 22 février 2006.

Quand Mark Rudd, le deuxième à droite, honorable professeur de mathématiques aujourd’hui, explique à ses élèves que le but du groupe auquel il appartenait dans les années 70, the weathermen, était ni plus ni moins de renverser le gouvernement des États-Unis, ceux-ci le regardent comme s’il venait d’une autre planète. On ne peut que les comprendre : on a effectivement changé de planète.

Sur l’ancienne Terre d’il y a trente ans, on massacrait par millions, comme aujourd’hui mais différemment, on ne se contentait pas de laisser faire la faim et les maladies, on faisait dans le spectaculaire, au napalm en l’occurrence ici. Fut-ce l’effet pervers des belles images ? Toujours est-il que certains romantiques ne purent supporter qu’on assassine en leur nom et décidèrent de faire "ce qu’il faudrait" pour arrêter le gouvernement de leur pays.

Noami Jaffe, une de ces excités, explique que l’idée la plus difficile à faire passer était celle de la violence passive dont se rendaient coupables ceux qui ne faisaient rien :

If you seat in your house and live your white life and go to your white job and allow the country where you live in to murder people and to commit genocide, and you seat there and you do nothing about it, that’s violence.

Si Noami Jaffe insiste sur le blanc, c’est qu’en plus du Viet-Nam, le contexte est aussi, à la maison, celui d’une police qui continue à assassiner les noirs, sans oublier ceux qui auraient des velléités de meneurs. Et ça aussi, y en a que ça révoltait, jusqu’à entrer dans la clandestinité et faire sauter des commissariats, et autres symboles de l’état assassin.

Des romantiques, des martiens. Mais bon, considéré le fait que, du moins dans l’organisation "The weather underground", ces utopistes n’ont tué personne - sauf trois d’entre-eux, court circuit sur une bombe, trop bête - je pense qu’on peut quand même éventuellement jeter un coup d’oeil sur ce documentaire, juste histoire de se dépayser.

Non, en fait vous l’aurez compris, pour moi ce film est complètement indispensable, il m’a collé une gaule terrible ; on peut l’acheter ici.