01/01/2026
La relation de cette journée va être assez courte. Spatz étant encore faible, pas plus de repas ce midi que de réveillon hier soir. Un peu de télé, un peu de bouquinage, quelques conversations et message d’actualité, soit "la santé surtout", avec quand même une séance plus exotique et émotionnelle avec l’aîné actuellement à Cebu (Philippines).
Sinon, j’ai attaqué un énième visionnage de Eyes wide shut. Ma playlist, toujours en aléatoire, m’a ressorti le Masked Ball de Jocelyn Pook, illico j’ai décidé de replonger.
02/01/2026
Spatz a pu voir son médecin. Un 2 janvier dans un pays où la médecine est en ruines, c’est un exploit. Il était temps. 8,5 de tension, il est clair qu’elle n’aurait pas remonté la pente toute seule. Traitement de choc et arrêt de travail. Elle est bien cassée ma petite femme !
Terminé Eyes wide shut. J’avais oublié - il faut le faire ! - que ce film était le film qui s’achève sur un "fuck". Des océans d’encre ont coulé à ce propos, alors je fais rapide : tout bien pesé, ce ridicule "fuck" est une erreur. Le film est somptueux de bout en bout, sa conclusion le ravale au niveau des cuistres et des insensibles. Les premiers peuvent se sentir à la hauteur du cinéaste, les seconds peuvent soupirer : "tout ça pour ça" !
03/01/2026
Préparé un pot-au-feu, une poule au pot et un gâteau aux amandes. Spatz a besoin de forces, je vais lui en donner.
Sinon, j’ai fait plusieurs tentatives de come-back sur Chess.com ; je me suis fait laminer à chaque fois. Je suis passé sous la barre des 700 elo et me suis fait battre à ce niveau par un Indien, qui a sorti sa dame très tôt comme il se doit. Je n’ai jamais été un cador à ce jeu, mais quand je jouais, un peu, après que mon cadet m’eut donné le virus, j’étais à 1200. Là, c’est comme si le subconscient disait non ; suffisamment de choses à faire, tu ne vas pas reperdre du temps avec ce jeu qui ne détend même pas ; regarde : encore perdu ! Sévère le gendarme !
04/01/2026
Je n’ai pas vraiment une vie à écrire un journal, c’est évident. Je vais m’y tenir nonobstant, même si une journée comme celle-ci me laisse perplexe devant l’écran... Quoi, franchement ? Dire la salle de gym le matin, le pot-au-feu ce midi, les tentatives de lecture plusieurs fois interrompues par la chute (littérale) des Essais ? Raconter le repassage - option adoptée une fois constatée l’impossibilité de lire trois paragraphes d’affilée ? Non, hein ? Ou un peu quand même puisqu’on est en pleine prétérition.
À défaut d’avoir une activité à raconter, je vais évoquer l’obsession montante : tester une drogue psychédélique d’origine naturelle, ibogaïne, 5-MeO-DMT, ayahuasca... Je sens comme un appel. Reste que je aucune idée de la faisabilité de la chose. Oui, je connais Internet, mais je cherche des gens sérieux qui assurent, outre la logistique de la chose, une discrétion certaine. Bon, j’ai un os à ronger.
05/01/2026
Reprise du taf avec du "meilleurs vœux" en veux-tu en voilà ; de saison. Trois entretiens de recrutement dans la journée pour un poste de GRC, dont deux fructueux. C’est la rengaine ces entretiens, mais quand on n’a que l’embarras du choix à l’issue d’une session, on a un vrai motif de satisfaction.
Il fait très froid, je n’aime pas ça.
06/01/2026
Aujourd’hui c’était les vœux de la DG, mais il fallait quand même que je parle, avant, parce qu’on attend du directeur qu’il parle. Non, "meilleurs vœux" ne suffit pas. Il faut donner quelques perspectives et avoir un mot marrant. Il ne faut pas trop parler non plus, parce que les gens fatiguent vite désormais, et puis la DG parle après. Dix minutes, c’est bien pour une première première partie de la DG, un bout de perspective, un truc marrant et des remerciements. Toujours des remerciements. Et la santé surtout.
Après le discours de la DG j’ai remercié l’assistante, qui a commandé les petits-fours. Puis j’ai ouvert les bouteilles de cidre. Les gens avaient l’air contents. Les petits fours étaient bons. Le sucré aussi. La tarte poire-amandes a fait l’unanimité. Il y avait trop de tout. Les gens étaient contents.
07/01/2026
La déesse a fait un saut au taf aujourd’hui, pour récupérer quelques effets personnels et faire un test en ce jour de fort télétravail où elle ne risquait pas de croiser grand monde : se sentirait-elle de reprendre ? Son médecin l’a arrêtée encore trois semaines. À voir l’état du pauvre petit oiseau blessé, qui a bien perdu dix kilos et qui combat en permanence contre les montées de sanglots, je me dis que ces trois semaines ne suffiront probablement pas à lui donner la force d’affronter la vie professionnelle, même dans un environnement bienveillant.
Elle me donne des nouvelles du front, le sien, où elle affronte les fantômes de sa vie avec le psychopathe, des problèmes de santé, des enfants affectés... C’est chargé. J’essaie comme toujours de trouver des mots de réconfort, de conseiller subtilement, mais surtout j’écoute. Un moment, on se prend dans les bras. L’effet produit sur moi est très puissant. Mais je suis solide sur mes appuis, je veux l’aider, autant que je peux ; mes états d’âmes, je me les garde ; dans son état, elle a besoin de gens droits, empathiques et généreux.
08/01/2026
Quatre entretiens de calinothérapie aujourd’hui (la DRH balance des avis de renouvellement de contrats ; ça peut être bien d’accompagner un peu et de dire aux personnes concernées qu’on les renouvelle parce qu’on est content de leur travail...). Codir, puis une autre petite réunion. Une belle journée de position assise, et de vent - pas que mais un petit peu quand même).
9 km dans la nuit (run) pour évacuer. Et voilà, il est l’heure d’attaquer le gratin de patates douces.
09/01/2026
Codir DG + entretien mensuel, DG également ; journée chargée. Nouveaux objectifs qu’une N-2 pourtant expérimentée a déjà décrétés "inatteignables". Passé un certain âge, on n’a plus le droit de ne pas comprendre le jeu professionnel : on te met en tension pour que le schmilblick avance ; tu fais avancer le schmilblick, ton objectif est atteint. C’est la mise en mouvement qui est visée, pas l’atteinte de l’objectif tel qu’initialement fixé. L’idéal ne s’atteint pas, c’est un horizon. Mais si tu mets un pied devant l’autre, quels que soient les aléas de projet que tu rencontres, tu verras au bout d’un moment qu’un chemin a été parcouru et que c’est ce cheminement qu’on te demande. Au final, tu ne seras peut-être pas dans les délais, la réalisation ne sera peut-être pas complètement conforme au cahier des charges, mais ton parcours aura fait progresser la structure. Et en plus qui sait ? Tu seras peut-être quasi conforme et dans les temps...
Après c’est vendredi soir, l’apéro et le Marcillac attendus depuis cinq jours son muy apreciados (je ne saurais expliquer cette incursion approximativement espagnole). Après, c’est internet et pathétique.
10/01/2026
Une excellente galette frangipane à la pistache, Spatz complètement rétablie a eu la fève. Réparation d’un volet roulant avec le proprio.
C’eut été à peu près tout pour aujourd’hui si, sur les conseils de Spatz, je n’avais pas regardé Danger Dave, film documentaire de Philippe Petit. On y suit David Martelleur, skater professionnel en fin de parcours, qui alterne free parties destroy et acharnement à chuter sur tous les terrains skatables - ou presque pour certains. Clairement, on pourra évoquer la tarte à la crème du "perdant magnifique" pour ce film râpeux dont la forme - et sans doute le budget - est parfaitement raccord avec le parcours de son "héros". Reste que les images souvent saccadées de Petit réussissent à générer une empathie étonnante pour ce type ingérable qui refuse de quitter la scène - car sa scène à lui, c’est la liberté. Bon, le Slight Night Shiver de M83 donne le coup de main pour l’émotion, mais quand même, il y a quelque chose de discrètement bouleversant dans ce film-docu.
11/01/2026
J’adjouste, mais je ne corrige pas. [1]
Pareil, je ne corrige rien de ce que je publie une fois ici, à l’exception de cette explication. Car oui, ce chantier permanent qu’est le plinous.org nécessite une révision régulière de sa notice. Comme en ce moment il y a quelques clics sur le point d’interrogation du pied de page inférieur (cf. plus bas donc), je me suis décidé à reprendre le laïus explicatif pour l’actualiser.
Et pour le reste : matin salle de gym, aprem balade en couple le long de la Garonne.
12/01/2026
J’ai un faible pour l’étymologie. Et comme Pascal Quignard, je me laisse volontiers aller des rêveries scientifiquement peu fondées. Exemple : je suis tombé sur une définition de marvel qui donnait en substance cette origine : dérivé du français merveille, lui-même issu du latin mirabilia. Simple. Sauf que sur un autre site, je lis cela : dérivé de marv (« mort »), avec le suffixe -el. Attention, il s’agit d’une étymologie bretonne. N’empêche, considérant que merveille en moyen français signifie : "fait qui frappe d’étonnement", et que mortel dans la langue courante peut avoir le sens d’ "incroyable" (trop mortel !), on peut imaginer un sème oublié à la base du marv breton et du mirabilia latin.
À part ça beaucoup de boulot et demain c’est Poitiers...
13/01/2026
Cinq heures de route. Heureusement que France Culture existe. Une heure sur l’histoire du flash (en photo), une autre avec Montaigne ; belle évasion. Dans l’émission sur Montaigne, les deux pontes, Blandine Perona et Antoine Compagnon y sont allés un moment de leur éloge attendri du Miroirs d’encre de Michel Beaujour, peut-être le bouquin le plus imbitable que j’aie tenté de lire en fac. Il faudrait que je retente le coup ; peut-être qu’il faut être vieux pour lire ça.
Après c’est six heures de réunion dont une de recadrage. Et encore après, on (les directeurs op.) défonçons le buffet du Campanile, et buvons.
14/01/2026
Le journal nait de la solitude et de l’angoisse. [2]
Oui, chez moi c’est sans doute vrai pour l’ensemble de la production. Donc après midi France Culture dans le gros SUV (limite utilitaire) de service, Les pieds sur terre, Être et savoir, super ! Après je décroche un peu quand même, j’entrecoupe la littérature argentine et la mathématicienne avec du défilement de bande FM et même des moments d’extinction de la radio où je parle tout seul. Le matin, c’était trois heures et demi d’infos descendantes (durant lesquelles je règle les affaires courantes du taf sur le laptop). C’est normal qu’au bout d’un moment le cerveau partiellement occupé par la conduite réclame du vieux tube sur une radio ringarde, quitte à revenir après au culturel.
Ce soir Spatz a fait des lasagnes. Il restait un verre de Marcillac. Journée fatigante avec happy ending.
15/01/2026
La journée a bien commencé. Entretien de recrutement. Au bout de 2mn, on sait que c’est non. On tente d’abréger, mais rien à faire, la dame horripilante veut rentabiliser son déplacement. Cinquante minutes de perdues.
Et après, les joies de l’humain. Une N-2, plutôt une collègue de plus de quinze ans, souhaite me parler d’ "une chose délicate"... Deux de ces agentes ont reçu, l’une puis l’autre, des messages incongrus de notre technicien, un brave monsieur d’âge canonique comme moi. La première a envoyé un stop très clair, fin des messages. La seconde a fait de même et obtient le même résultat, mais, constatant que le monsieur n’est pas revenu sur site (arrêt maladie), s’inquiète : est-ce que je n’ai pas été trop sèche ? Ma collègue a bien remis l’église au milieu du village : ce n’est pas à la personne qui reçoit des hommages lourdauds et répétés de s’inquiéter des états d’âmes du galant éconduit. Soit. Je lui demande de vérifier auprès de ces agentes que les messages reçus étaient, quoique insistants, corrects dans la forme. Si on a un soupirant qui se déclare poliment puis respecte le "non", on n’a pas de problème, même s’il reste à espérer qu’il n’écrive pas à toutes les femmes de la boite. En revanche, si la forme est discutable ou douteuse, je serais amené à convoquer le monsieur... J’ai la réponse un peu plus tard : la forme est douteuse, mais surtout risible, et les deux agentes y voient essentiellement de la maladresse grossière. Bon, on va laisser une chance à l’énergumène (bon technicien par ailleurs).
Mais foin de conneries taffiennes, une ponte.
16/01/2026
RAS. Journée de travail juste coupée par un passage à la salle (de gym) à une heure de faible affluence, soit en plein dans ce qui est pour les personnels une "plage fixe". Oui, chef, c’est beaucoup de petites choses fatigantes, de petites contrariétés, mais c’est aussi ce truc que vous achetez cher : une certaine liberté.
Ensuite c’est vendredi soir et fuck le dry january : whisky-amaretto (cocktail d’affranchi) et Fronsac. Je me réveille au milieu d’une série Netflix. Il faudra que je reprenne les épisodes précédents (ou pas).
17/01/2026
On est dans ce qui s’en va. [3]
Vu Le Chant des forêts de Vincent Munier à l’Utopia (qui mérite un mauvais point pour ne pas signaler aux spectateurs un problème technique : la persistance d’un petit trait bleu dû soit à une altération de la copie, soit à un dégradation de l’écran). Le film est absolument magnifique, et bouleversant. Deux trois tirades didactiques en trop peut-être, mais rien de méchant, et puis l’époque est au combat. Pour celles et ceux qui ne l’auraient pas vu, bien préciser une chose : ce Chant des forêts n’est pas un documentaire animalier. Certes on y voit, on y aperçoit, on y devine, on y entend des animaux. Mais l’objet du film, c’est la beauté. La brume, la condensation, les poussières de l’air, un fil d’araignée, une onde sur l’eau, un tronc vermoulu sont autant à l’honneur qu’un lynx ou un grand-duc. On pourrait dire que c’est un film de photographe, si le son n’y jouait pas un rôle si essentiel, conformément à ce qu’annonce le titre. C’est un film d’esthète, d’un esthète qui sait partager, qui sait partager ses surprises, ses émois, son émerveillement. Et le résultat est beau à pleurer.
18/01/2026
Les femmes n’ont pas tort du tout quand elles refusent les reigles de vie qui sont introduites au monde, d’autant que ce sont les hommes qui les ont faictes sans elles. [4]
Je dis pareillement qu’on ayme un corps sans ame ou sans sentiment quand on ayme un corps sans son consentement. [5]
La plus utile et honnorable science et occupation à une femme, c’est la science du mesnage. [6]
Montaigne le conservateur a des sorties plutôt modernes parfois. Montaigne #meToo quasiment ! Et pas de contresens sur le terme "mesnage" de la dernière citation. Il ne s’agit pas de balai ou de vaisselle, mais du management de la maison, y compris pour ce qui touche au budget. Et la "maison" de Montaigne, c’est plutôt un domaine. Montaigne dit qu’il convient de faire confiance aux femmes pour gérer des entreprises (familiales ou domaniales) et ne pas les cantonner à la science de leurs toilettes (tenues, vêtements). Certes, ce n’est pas complètement désintéressé, parce que pendant que madame manage, monsieur peut aller par monts et par vaux. La modernité n’exclut pas le pragmatisme.
19/01/2026
J’en arrivais presque à conclure qu’un pseudonyme ne suffisait pas, comme moyen d’expression littéraire, et qu’il fallait encore écrire des livres. [7]
À défaut de livres, au moins un journal... Mais que voulez-vous ? La vie d’un attaché, même principal, peut être tellement vide certains jours que même le journal c’est difficile. Obligé d’aller chercher dans le carnet à citations pour ne pas laisser le jour vide.
Mon aîné est à Camiguin (Philippines) où il a fait "une randonnée de fou", seul avec le guide. La semaine dernière il avait connu "le meilleur free dive de sa vie" à Bohol. Il y a un trois semaines il était au Vietnam, un mois avant en Thaïlande, dans un mois il sera à Taïwan, dans deux mois au Japon... Je lui ai demandé s’il bossait un peu malgré tout. Il m’a répondu que non, pas vraiment. Ça m’a fait rire. Franchement, que lui dire ? Qu’il a tort de vivre sa fin de vingtaine ? Surtout que ce n’est pas le fils à papa (et/ou à maman). Des années déjà qu’il est complètement autonome. Son voyage, il l’a financé, comme son ironman l’an dernier, en remplissant des camions la nuit entre autres boulots fun. Toujours est-il que lui, je pense, n’aurait aucune difficulté à remplir la page du jour de son carnet, s’il en tenait un.
20/01/2026
Codir élargi de site ce matin. Je préside ça comme un caïd depuis un moment, et déjà je ne savoure plus mon assurance ; la routine n’excite personne. Et rien d’autre pour la journée, sauf à mentionner un misérable full body Gym Direct ce midi avant de manger.
Si, il y aurait le petit déj avec CNN. Mais est-ce que l’actualité internationale rentre dans le scope du diariste ? Si elle provoque une émotion, pourquoi pas. OK. Donc c’est l’animateur de "The story is" qui interviewe un spécialiste des relations internationales. Un moment il est question de la tension entre les États-Unis et l’Europe au sujet du Groenland. Le journaliste demande à l’expert si les Européens pourraient envisager un conflit avec les États-Unis. En substance ce dernier répond qu’ils pourraient y être forcés. Et l’intervieweur estomaqué et un brin condescendant : "but could they win?". Hein ? Franchement ? Ces trous-du-cul ont sans doute raison de s’offusquer des pratiques de Trump, mais de là à jouer les fiers-à-bras, sérieusement ? Qu’on en soit à poser la question d’une guerre américano-européenne, c’est proprement hallucinant, et ça pique le matin. Mais ce qui déprime tout à fait, c’est la faiblesse voire l’ambiguïté de la réaction d’une majorité d’américains.
21/01/2026
Le solstice a un mois, le rallongement des jours devrait devenir sensible. Ce sera plus simple pour caser une heure de sport dans la journée. C’est vrai qu’aujourd’hui je suis resté l’après-midi à la maison, mais tout chef que je sois, je ne peux pas me permettre ça tous les jours.
Deux petits faits tafiens un peu pénibles, des choses RH évidemment :
- la gestionnaire qui veut discuter avec son chef de sa revalorisation triennale. Avec un avis dithyrambique, que j’ai signé, on lui accorde 15 € d’augmentation mensuelle. La collègue ne se sent pas vraiment reconnue dans son travail. Moi non plus, qui ait donné un avis sur lequel la DRH s’est assis. Mais ce n’est évidemment pas pour moi que la chose est la plus désolante.
- mon N-1 catho, éternellement en quête de reconnaissance, qui décide de faire un don de congés au profit d’une collègue absente pour cause de problème familial. Touché par la grâce sûrement. Si soudainement qu’il ne s’est soucié ni du consentement de la collègue, ni surtout du précédent créé. Quand on est chef et qu’on fait un cadeau à un agent, il faut être capable de le faire pour tous. Et quid des managers, ou même de tous les personnels, que le geste n’inspirera pas, et qui voudront conserver leurs droits à congés. On les voue aux gémonies ?
[1] Montaigne, Essais, Livre III, chapitre IX.
[2] Marie Darrieussecq sur France Culture ce jour.
[3] Michel Munier dans Le Chant des forêts, film de Vincent Munier
[4] Montaigne, Essais, livre III, chapitre 5.
[5] Montaigne, Essais, livre III, chapitre 5.
[6] Montaigne, Essais, livre III, chapitre 9.
[7] Romain Gary, La Promesse de l’aube.