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Le random tour
  1. sonnet 032
  2. L’île des blaireaux
  3. sonnet 259
  4. Aaaaaaaah... HA HA HA !
  5. Sous le signe du Trône
  6. sonnet 281
  7. sonnet 216
  8. Lettre d’une inconnue
  9. Ecrire quand même ses petits sonnets de merde
  10. sonnet 132




Les gazouillis en cours
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Aux marches

plinous, le dimanche 9 avril 2017.

Retour aux marches du royaume
Les 100 marches, autrement dit l’Etxola Bibi
Mojito, spritz ou bière avec la Macronie
Revoir, qui sait, le rayon vert, ravi toujours
Car forcément, Marguerite, ici opère
La magie, simple comme un couché de soleil
Baignant dans l’or une plage où des équilibristes
Glissent sur l’eau, plus esthètes qu’un messie
L’air suave, des gens beaux, bien portants
Standards groovy à la guitare, déhanchements
De quelques fleurs de filles habillées global beach
Hype, trentenaires, quadras, quinquas, tous ensemble ouais
Chris Rea feule, transfiguré par le plaisir
Qui sature l’air et que chacun transpire
Ouais, le neuf-trois est très loin, la Syrie dans l’espace
Et je ne le nie pas, pour l’heure c’est parfait
Et pour les autres heures si j’avais du pognon ?
Et bien sans doute serait-ce toujours la perfection
Mais peut-être pas car tout a un temps
Silence ! Profiter du moment

Et maintenant le scripteur poétique (scriptor poeticus)
- J’ai retiré un point à tous ceux qui avaient
Utilisé le terme "narrateur", parce que !
Comme je sanctionne les anglicismes
A fortiori les termes anglais - le scripteur donc
Va donner des éléments de circonstances :

Les 100 marches, c’est une épiphanie d’été
Retour d’Espagne, détour par la côte basque et là
Avant la ville de bains, comme une apparition
Ces gens debout, ces rires, verres sur le parapet
S’arrêter, une évidence, car médité le cas
Woody, dans le mauvais train (stardust memory)
Déjà condamné à attendre vendredi
Pour la respiration je veux bien échouer encore
Pourvu que ce soit à Goa. L’Etxola c’est Goa
Révélation. Et pour information
Ces lignes s’inscrivent au son de l’opéra
Cecilia Bartoli, aérienne, jusqu’ici
S’élance vers la stratosphère, c’est l’hystérie
Car le moment de l’écriture n’est pas
Le moment de la vie, il y a décalage
Je vous l’ai déjà diiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiit !
Du reste, il est heureux ce différé
Qui permet de saisir le jour (anglicisme)
Mieux que le photographe qui met au point
Le soleil qui s’éclipse et rate la pression
De la main de l’aimée qui partage la joie

Le poète scripteur (poeta scriptor), notez bien
Donne ici beaucoup d’éléments d’explication
Cela est très intéressant...

Consternant en effet
Je poursuis l’épure de type Hier au soir
Du grand Victor, mais parvenu dans la prairie
Des mots, je cueille, compose et multiplie
De petits bouquets ; comme une évidence douce
Cet aménagement s’impose, il me touche
En résulte un patchwork de fragrances et couleurs
Et puis aussi : pas trop filée la métaphore !
Et puis aussi : encore du je, exit l’Etxola ?
Ah non, aucun problème avec le prédicat
Le sujet me suffit, des années que ça dure !
Il m’est donc impossible de dire le monde
De peindre une émotion, je m’en tiens au voyant
Au cameraman, je ; j’écris son blog en vers
Et j’en reviens aux fleurs, la question du profus
L’alambic dégueule de tout ce que j’y fourre
Et produit une essence de gloubi-boulga
Mais voilà, c’est comme ça. Faire avec ce qu’on a
Témoigner nonobstant pour les implantés
de demain (Selon Musk), inaptes à départir
Des pensées du nuage, la part qui leur est propre
Petit marquis de l’ego, mes pollutions sont miennes
Et dessous le foutoir suffoque un beau vécu

Notez ici l’élan poïetique du scriptor...
- Tais-toi !

Ne retenez qu’une chose : le rayon vert existe