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Ils peuvent quand même apprécier un coucher de soleil comme nous

Ces consciences qui ne disent rien au carnet, à la toile, au clavier... Existent-elles vraiment, en vérité ?

Oui. Elles ont existé dans l’instant de la construction du pont, du braquage de la bijouterie, du remplissage des rayons, du corps-à-corps avec l’ennemi...

Le besoin de dire n’est pas une preuve de vie intense. Ce n’est pas non plus la tentation d’exister du roumain, qui aurait dû mendier plutôt que de nier aux many unhappy le droit de faire un signe, une singerie, de se singulariser. Une pose au milieu de la danse.

Les consciences qui ne communiquent rien de leur contemplation du monde, de la voûte étoilée, ne sont pas moins que celles qui offrent la Joconde ou trois accords sur une guitare. Mais celles qui laissent une trace rappellent que nous ne sommes pas un simple rouage dans l’entropie.

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