0169.jpg plinous.org



Le random tour
  1. sonnet 281
  2. Trombinocope historique du SE
  3. _nxt
  4. Fais comme l’oisif...
  5. sonnet 187
  6. The Big Lebowski et la guerre
  7. Sigmunde Robert et le cas Gustave (ce bâtard trouvé)
  8. sonnet 261
  9. Aux grosses charetttes de bretons bourrés
  10. Varna




Les gazouillis en cours
Tweets by @plinous

Accueil > Poésie > Vivre l’essence précédée

Vivre l’essence précédée

plinous, le dimanche 12 juin 2016.

Finalement, Hemingway est mort, c’est tragique
Le manque de suspens dans les biographies

Bon, l’accident bête, en nettoyant le fusil
Très bien, mais le dernier épisode comique
Avec électrochocs, stratégies Nicholson
FBI partout, psys péremptoires (pléonasme)...
On s’épargnerait bien ça, hein ? La tataragne
Au plafond, quel pougnac ! (Ouï chez le charcutier -
Ce n’est pas tout de lire, il faut aussi manger)
On voudrait bien la vie d’Ernest, sans la castagne

On voudrait bien la pêche au gros et les actrices
On voudrait bien Cuba, Venise, Paris, Ketchum...
On voudrait bien le corps pour se battre à Marseille
Contre les hooligans - ou même avec, la ceinture
"Gott mit uns" (pense bête : évoquer gode-ceinture)...

- Pardon Monsieur, bonjour
- Bonjour
- C’est la panoplie que vous avez commandée
- Ah très bien merci
- Je peux vous poser une question ?
- Bien sûr
- C’est qui Pline le Trône ?
- C’est moi, j’ai fait faire le costard sur mesure
- Mais vous allez être habillé en inconnu...
- Certes. J’ai pensé un moment choisir Hemingway. Mais je n’étais pas calibré. Et tant qu’à faire, j’ai opté pour du jamais vu dans le cosplay.

La tentation d’exister ? On peut en parler
Mais au concours de mépris on pourrait dire :
"Philosophie roumaine", aussi. C’est juste que
Nous portons tous l’espèce, sommes tous légitimes
En luttant en Espagne (et tuant plein d’animaux)
Ou en faisant le pitre dans les geôles du buró

Tant qu’on n’est pas naze, comme un polémiste aigri
Qui laisserait crever les migrants, tout autrui
On doit revendiquer le droit de jouir, avant
Que le corps se refuse, les mots foutent le camp