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Le random tour
  1. sonnet 339
  2. sonnet 235
  3. Une claque qu’on n’esquivera pas
  4. Vilain
  5. Avec l’argent des oligarques
  6. La fabrique et de broc des sentiments
  7. Une séparation
  8. sonnet 089
  9. sonnet 177
  10. sonnet 255




Les gazouillis en cours
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Accueil > Poésie > Dies irae

Dies irae

("Le peuple est con" en turc)
plinous, le mardi 16 juin 2009.

Ô peuple ! Tu es con
On te l’a déjà dit c’est vrai
Mais tu es con
Tu ne pourrais pas comprendre un texte de Pasolini
Ni résoudre une équation du second degré
Que tu es con, ô peuple !

Tu voudrais choisir ton école ?
Comme tu es drôle !
C’est d’accord. Ta santé aussi ?
Comme tu y vas !
Ok. Tu as le droit d’être libre
C’est toi qui paies
Libre comme Johnny
Sur ton chopper au Texas
Oui ! C’est aux States le Texas !
Tu vois que tu sais des choses finalement
On dirait pas à te voir comme ça
L’Équipe en main
Si ça se trouve t’es très malin
Tu prépares la révolution en douce ?
T’as des idées pas vrai ? Dissimulées
Là-bas, au fond, derrière le sixième neurone
Mais non, y a rien, la télé c’est tout

Les experts, les cadavres, les taches de sperme
C’est chaud les taches de sperme, sur la salope
Qu’est dead (c’est mort en anglais)
Et t’as vu aux infos, la crise ?
Méchant la crise ! Faudra en mettre un coup
Attends pas tout de suite, on verra ça lundi
Regarde les chanteurs qui se battent, c’est marrant
À la fin il n’en restera qu’un
Ce ne sera pas toi
Pardon ! Ce ne sera pas le noir
Il est trop noir, et puis il gueule
Moins que Johnny mais quand même
On verra je te dis, tu travailleras quelques années de plus
Et puis voilà, pas de quoi en faire un drame
C’est le prix de la liberté
Pense à tes enfants

La Banquise ? Oh oh oh ! La Banquise
Où t’as vu ça ? Chez le dentiste ?
T’en a plein ton congèle des glaçons
Laisse tomber. 3x + 2, x ?
Tu vois bien. Pour ton crédit
Il faut que tu prennes un taux variable
C’est plus long mais c’est moins cher
Et après t’es propriétaire
Peinard, t’as dix murs en placo à léguer
Je te ressers un jaune ?
C’est le chien du voisin qu’on entend ?
C’est pas trop chiant la nuit ?
On s’y fait ?
T’es un philosophe toi
Dommage que tu sois si con

Ah j’oubliais, prépare ton bardas
On sait jamais, y aura peut-être la guerre