0430RefletsCulLoup.jpg plinous.org



Le random tour
  1. Sonnet 006
  2. Été pouic et goin
  3. Sonnet 141
  4. Désidérer
  5. Mes Baléares
  6. Sonnet 360
  7. Sonnet 337
  8. Refusé 04 : Télévision
  9. Poème téléphérique
  10. Sonnet 114




Les gazouillis en cours
Tweets by @plinous

Accueil > Poésie > Sonnet 147

Sonnet 147

plinous, le jeudi 15 avril 2004.

Sur la fontaine d’Ephèse, à l’ombre d’un tilleul
Enfin est-ce un tilleul ? Disons qu’il y a des
Boules de poil à gratter sous des feuilles crénelées
Et pointues, à cinq nervures

Sur la fontaine d’Ephèse, en face de l’odéon
Sur une pierre fraîche et moussue il y a mes
Fesses, et aussi le pauvre escargot qui a perdu
Sa coquille et qui attend l’oiseau

A côté de la fontaine se dresse une férule sèche
Je décide d’abréger les souffrances du baveux
Qui va finir par tacher mon jean

Un photographe quitte les touristes pour venir
Pisser, il me salue, il est intrigué

Ce n’est pas si facile de mimer le poète