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Investi ventralement

plinous, le dimanche 2 avril 2023.

Lorsque tu as stocké quelqu’un dans ton ventre - sans être enceint(e), on parle ici d’une personne toute formée pas d’un têtard en construction - tu sais que tu vas pouvoir coller, sur le tableau du climat émotionnel, des petits nuages noirs avec éclairs, et qu’il va même sans doute falloir créer des petites étiquettes de cyclones, ouragans, tornades, tsunamis - je propose une spirale sur fond de vague sombre.

Oui, tant que l’autre est dans la tête, poussant sa trombine au premier plan sporadiquement, alt+F4 ferme la fenêtre, tout est encore sous contrôle - mais le virus s’est tout de même introduit, des mesures sont à prendre, il en est encore temps. Lorsque c’est une pulsation du bide qui envoie dans le système un concentré d’il/elle tétanisant, il est trop tard, tu es squatté(e), tu vas devoir composer avec un être résident qui pourra faire la foire la nuit et nuire à ta concentration le jour, quelqu’un qui te fera chanter du Sardou, "elle court, elle court..."

Enfin, ce n’est pas le cancer non plus, inutile de coller une tête de mort sur ton tableau. Dans cette affaire, tu as un allié de poids : le temps. Le temps est un vermifuge puissant qui te fera expulser l’intrus(e) de ton abdomen, la culture te permettant ensuite de faire le ménage dans ta caboche, car oui, cette expérience universelle est bien documentée, les poètes l’ont décrite sous toutes ses formes - je conseille personnellement le laxatif de Ferré, Avec le temps, en respectant toutefois la posologie, car la dépression fait partie des effets secondaires avérés en cas d’écoute prolongée.

Bien sûr, le fait de devoir côtoyer quotidiennement l’avatar de l’alien ne va pas simplifier la guérison. Mais tout lasse, tout passe, toujours, pas d’exception ; au pire le process est plus long, reste confiant(e). Les êtres sociaux sont toujours décevants sur le long terme, et tout à son ersatz : regarde Léo, tombé raide dingue de sa guenon. Enfin tu le sais bien : tu vas en baver. Mais au bout du tunnel est la lumière, la libération au bout du colon. Un matin tout tranquille, tu auras une argile au creux de tes mains, et tu pourras remodeler ton avenir. Je pense toutefois en l’occurrence qu’il est temps d’arrêter l’exercice de Coué car la fonction métaphorique montre des signes de hack. Le monstre est dans la place...

Courage !