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Sonnet 345

Le monde
Tristesse du publicitaire à la montre suisse

J’aurais réussi ma vie si seulement
Je pouvais voir la mer des Tchouktches, le Mozambique
Ou la baie de San Fran... Ici réside
Ma seule frustration

Un village global paraît-il
N’empêche, je sentirais bien ses effluves
Toucherais bien ses étoffes, goûterais bien de ses mets
Parlerais bien à ses gens, même, car je suis social
Dans les confins, les marches, cet ailleurs qui m’est
Vital, et inaccessible faute de flouze

Dans le grand mall qui nous enceint rien ne m’atteint
Hormis les agences de voyages, les putains

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