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Nain blanc

1996, une nuit d’été
J’ai tout compris. Un champ, un beat, une lumière
Stroboscopique et un buvard à l’effigie
De Bart Simpson ; cosmos, molécules, tout ; compris

De l’herbe et de l’extase, pour softer la descente
Mâchoires bloquées en mode sourire, j’achète
Du pain, dans la boulangerie qui vient d’ouvrir
Incertains, en retour, les clients me sourient

Je n’étais pas effrayant comme le Joker
À l’époque. Et puis je venais de tout comprendre
Je devais irradier, devant Pierre, Jacques, et Jean

Plus terne aujourd’hui, émettant surtout des doutes
Je reste un gars de Manchester, de l’Hacienda
Ma vie est une grande rave, dans l’au-delà

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