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Sonnet 043

Aujourd’hui 05 août
C’est la foire à tout
Je brade mon ancienne vie de batteur
Les gens hésitent et moi je gratte

Ils veulent du pas cher, même cassé
Du luminaire qui n’éclaire plus
De la cafetière pleine de rouille
Il y a un avenir pour mes poèmes

Ensuite, je suis sur le parking d’Intermarché
À sec
À trop courtiser le néant
On lasse la muse, c’est évident
Mais je dis (ça m’arrange) que c’est là mon créneau
Les vers qui croissent quand même, ex-nihilo

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