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Le random tour
  1. sonnet 019
  2. sonnet 150
  3. sonnet 104
  4. sonnet 330
  5. Sigmunde Robert et le cas Gustave (ce bâtard trouvé)
  6. sonnet 011
  7. De l’oubli des séismes
  8. Les profs de lettres ne sont pas une bonne idée
  9. Le choc Baselitz
  10. sonnet 144




Les gazouillis en cours
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Accueil > Poésie > Année d’émoi (sonnets) > sonnet 239

sonnet 239

plinous, le jeudi 16 avril 2009.

La Voix : Tu travailleras le dimanche, aussi.
Le jeune : D’accord m’sieur dieu, y m’faut d’la maille, rien à foot
La caissière : C’est plutôt que je suis déjà fatiguée le samedi. Et puis les gosses, qui va les garder ?
La gauchiste (avec emphase, face à la salle) : Mais bordel ! C’est pas Dieu qui parle ! Révoltons-nous !
(Le jeune sort de la scène en faisant des doigts d’honneur à tout le monde.)
Le CFDTiste : Con-cer-ta-tion, c’est la clé. Il faut né-go-cier. On peut encore obtenir des choses.
La gauchiste : comme quoi ?
Le CFDTiste : Par exemple que les magasins ferment à 18H ce jour-là.
La caissière : Ça fait comme un jour normal…
Le CFDTiste : Pas du tout, les hypermarchés ferment à 21h en semaine. Il y en a même qui ouvrent toute la nuit dans les grandes villes.
La caissière : Ah bah toute la nuit moi je peux pas, je préviens !
La gauchiste (à la caissière) : Madame, savez-vous combien le groupe auquel appartient votre supermarché a distribué à ses actionnaires…
La caissière : Désolée Madame, il faut que j’y aille, mes enfants vont s’inquiéter.
Le CFDTiste : Je me sauve aussi, j’ai trois négociations demain !

La Voix : qu’est-ce que tu veux cocotte ? C’est la crise. Et sinon… tu baises ?