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Le random tour
  1. Un Goncourt qui a de la gueule
  2. Une oeuvre libre de toute connexion
  3. Le modèle masculin
  4. Besson nuit gravement à la France
  5. sonnet 153
  6. Vivre l’essence précédée
  7. L’athéisme avec esprit
  8. Essai transformé
  9. sonnet 324
  10. Désir sidérant ???




Les gazouillis en cours
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pusher

plinous, le samedi 18 août 2007.

S’il fallait prouver qu’intelligence et efficacité peuvent aller de pair dans l’art cinématographique, on pourrait invoquer la trilogie Pusher, qui procure au spectateur - ayant un peu d’estomac quand même, fillettes s’abstenir - moult sensations sans nuire à son cerveau. Trois points forts :

- La crédibilité des personnages qui touche à la perfection - et on peut en juger sans avoir étudié la sociologie de la pègre danoise. Le casting est tout bonnement stupéfiant.

- Un humour sournois qui jette comme un halo captivant tout au long des trois épisodes y compris dans les scènes les plus noires - qui sont bien noires car les gangsters ici ne sont pas comme la bande à De Niro dans Heat ou comme le Montana de Scarface ; ni séduisants ni surdimensionnés, ils sont humains, leur misère est à notre portée, ce qui rend leur crasse bien plus terrible à voir et qui rend nécessaire ou en tout cas bienvenue l’ironique tendresse qu’on ressent malgré tout.

- La réalisation qui est nerveuse sans être agitée. Nicolas Winding ne fait pas courir un caméraman partout après ses acteurs. Il joue beaucoup sur les lumières, avec notamment cette texture nordique du gros piqué genre caméra de surveillance (cf. The Kingdom) mais aussi des rouges de bordels ou des verts de caves glauques ; il joue également sur le son, non seulement la bande son qui donne des coups d’adrénaline mais aussi sur les fonds sonores (bruits de clés dans un garage, bruits assourdis de fêtes qui se répercutent dans les têtes de gangsters aux abois...) ; bref il crée une ambiance qui peut rendre vivants tous les temps morts.

The Pusher est une belle claque. En ce qui me concerne, je la dois une fois de plus à
DSN qui fait exister le cinéma indépendant à Dieppe.