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Une séparation

plinous, le vendredi 19 août 2011.

Une séparation est un film formidable, tout le monde l’a dit et tout le monde a raison. Mais tout le monde n’est pas forcément embarqué par les mêmes raisons.

Moi ce qui m’a fasciné, ce n’est pas tellement la construction si forte en suspens et en émotion, magistrale (et non pédante) mise en évidence du piège théocratique (totalitaire). Non, ce qui m’a scié c’est l’incroyable effet de réel qui se dégage du film et que j’avais déjà éprouvé dans d’autres films iraniens.

Chez le juge, à l’hôpital, dans une cage d’escalier où a lieu une reconstitution, chaque fois, on a l’impression qu’on regarde un documentaire de Depardon ou un reportage "en immersion". Il faut faire un incroyable effort (masochiste) pour se rappeler que les gens qui sont-là, dans telle salle d’attente ou dans tel couloir, sont des figurants et non des gens qui se trouvaient là par hasard. Le juge est un comédien, le jeune flic qui accompagne le prévenu aussi, la voisine du dessus pareil, et ça semble incroyable.

Quel talent a le metteur en scène qui réussit à obtenir ça de la foule qu’il dirige et quel abnégation de la part des acteurs qui tous servent le film, bien loin de penser à se montrer sous leur meilleur profil ou à faire des effets de manche. C’est du grand art. Bravo !

cf. ailleurs