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Une oeuvre libre de toute connexion

plinous, le dimanche 1er mars 2015.

On ne va jamais en vain dans un musée d’art contemporain. Les Abattoirs (Toulouse) en l’occurrence aujourd’hui. En petite forme depuis plusieurs mois les Abattoirs, et rien de bien transcendant encore cette fois. Quelques trucs marrants comme toujours, des barils peints ou une toile vierge qui fait abondamment causer...

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Jimmie Durham : Sweet, light, crude (2009)
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Claude Rutault : Pile ou Face (1980)

Mais quand même. À l’étage une installation caricaturale : noix de coco par terre, photocopies de portraits aux murs, certaines affichées à l’envers, un tout assez moche et pas inspiré. J’essaie vaguement de trouver un élément d’explication, sans trop y croire, mais sur un mur ce texte :

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Christophe Sarlin : Dersert Process

C’est moi qui souligne la dernière phrase car elle m’a bien interpellé. Créer une œuvre libre de toute connexion : si ça ce n’est pas aller à rebours du monde où tout s’interconnecte à une vitesse terrifiante... Je joue sur les mots ? Christophe Sarlin pense à la connexion entre les objets qui constituent l’œuvre et moi je vais chercher la connexion qui fonde notre âge numérique ? Attendez un peu que la cafetière discute avec la montre, le pace-maker avec la compagnie d’assurance et les réseaux sociaux avec les réseaux neuronaux... Quand nous seront tous à poil, prévisibles, jour et nuit connectés, elle pourrait nous parler la liberté des liens non tissés. Desert Process, demain sans doute une idée convoitée.