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Le random tour
  1. sonnet 325
  2. Verdict automnal
  3. Mes Baléares
  4. sonnet 083
  5. sonnet 111
  6. sonnet 180
  7. Vers un verdict
  8. sonnet 311
  9. P.D. est un blaireau
  10. sonnet 035




Les gazouillis en cours
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Un Goncourt qui a de la gueule

plinous, le lundi 4 avril 2011.

Ai lu d’une traite Trois femmes puissantes de Marie Ndiaye, sans prendre de notes. C’est un Goncourt donc tout a été dit - check Google. L’écriture est effectivement très belle, enivrante, proustienne en moins maniaque, un poil onirique... très agréable. Mais surtout, c’est pas de la petite bière... Le destin de Khady Demba, c’est un destin de mots bien sûr, il n’en est pas moins beaucoup plus pregnant - quoique le mot soit mal choisit - beaucoup plus "puissant" que tout ce qu’on a déjà vu dans les divers JT en matière de misère émigrante.

Juste quand même pour prévenir - ce n’est pas du tout un bémol - la tonalité générale n’est pas hystériquement joyeuse. Bien sûr, Rudy Descas est assez rigolo avec son cul qui lance, ses cuisines montées de traviole et sa mère qui voit des anges. M’enfin Rudy au final, c’est beaucoup la zone. Les hommes sont d’ailleurs assez beaucoup la zone dans l’ensemble des trois récits, la puissance n’est pas de leur côté, c’est évident. La force habite Norah, Fanta et Khady ; pour ce que ça leur rapporte...

Fêlure sociale, fêlure mentale, fêlure mondiale. Ces trois femmes puissantes sont une nouvelle condition humaine. C’est du lourd comme on dit. Pour le coup avec Marie NDiaye on est clairement dans la littérature, ça fait du bien. Même si ça secoue un brin.

Trois femmes puissantes /Marie NDiaye. Folio.