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Le random tour
  1. Une oeuvre libre de toute connexion
  2. Le chien qui avait trop de classe pour le voisinage
  3. sonnet 219
  4. Extrait de vacance
  5. sonnet 043
  6. Porte-couleurs
  7. Préfaite par le sinistre
  8. États du gars après La vie
  9. sonnet 044
  10. sonnet 279




Les gazouillis en cours
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Un Goncourt qui a de la gueule

plinous, le lundi 4 avril 2011.

Ai lu d’une traite Trois femmes puissantes de Marie Ndiaye, sans prendre de notes. C’est un Goncourt donc tout a été dit - check Google. L’écriture est effectivement très belle, enivrante, proustienne en moins maniaque, un poil onirique... très agréable. Mais surtout, c’est pas de la petite bière... Le destin de Khady Demba, c’est un destin de mots bien sûr, il n’en est pas moins beaucoup plus pregnant - quoique le mot soit mal choisit - beaucoup plus "puissant" que tout ce qu’on a déjà vu dans les divers JT en matière de misère émigrante.

Juste quand même pour prévenir - ce n’est pas du tout un bémol - la tonalité générale n’est pas hystériquement joyeuse. Bien sûr, Rudy Descas est assez rigolo avec son cul qui lance, ses cuisines montées de traviole et sa mère qui voit des anges. M’enfin Rudy au final, c’est beaucoup la zone. Les hommes sont d’ailleurs assez beaucoup la zone dans l’ensemble des trois récits, la puissance n’est pas de leur côté, c’est évident. La force habite Norah, Fanta et Khady ; pour ce que ça leur rapporte...

Fêlure sociale, fêlure mentale, fêlure mondiale. Ces trois femmes puissantes sont une nouvelle condition humaine. C’est du lourd comme on dit. Pour le coup avec Marie NDiaye on est clairement dans la littérature, ça fait du bien. Même si ça secoue un brin.

Trois femmes puissantes /Marie NDiaye. Folio.