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Le random tour
  1. sonnet 104
  2. Absurde soleil
  3. sonnet 182
  4. sonnet 249
  5. sonnet 356
  6. Flaubert en toute objectivité
  7. Sex Update Traci
  8. sonnet 321
  9. Pin-pon
  10. Du procès d’intention au fait accompli




Les gazouillis en cours
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The not so Good Life

plinous, le samedi 21 février 2009.

Dans la foulée de Brightness Falls, je me suis enfilé en une traite The Good Life ; le plaisir est toujours là, vif encore, mais certainement moins durable. Il faut être honnête, la bluette est bien sympa, mais ça reste une histoire d’adultère à l’américaine avec ses mégatones de culpabilité et ses dilemmes cornéliens qu’on pourrait résoudre in fine en s’achetant un petit appart sur deux étages au centre de Manhattan pour loger la famille recomposée. Qu’on pourrait résoudre oui mais ; déjà que les amants sont parfaits, il faut bien embêter un peu le lecteur, lequel ne lit pas du Arlequin je vous rappelle mais l’œuvre d’un romancier de la hype new-yorkaise ! Alors on complique et on foire un peu sa fin, en laissant ouvert le champ des possibles...

Franchement, tout romancier de la hype new-yorkaise qu’il est, McInerney est un peu léger sur ce coup-là. Il a peut-être été gêné par le trop plein de matière ? Il est vrai qu’inviter le 11 septembre dans une histoire de couple sur fond de sociologie new-yorkaise, c’était prendre le risque de se retrouver avec un arrière-plan qui bouffe tout. L’écueil est évité, certes, mais du coup on a l’impression qu’on rate quelque chose, on a envie de pousser un peu Corrine et Luke, qui nous fatiguent avec leurs atermoiements, pour voir ce qui se passe derrière, sur le chantier de Ground Zero, mais aussi chez les requins qui déjà se réorganisent et tirent parti du business de la charité. Ainsi Bernie Melman, la figure du magnat très présent dans Brightness Falls, est-il ici à peine mieux traité qu’un figurant ; amant de la femme de Luke, ce dernier lui enverra une vanne dans les chiottes d’un resto branché à la fin du roman. D’un point de vue sociologique c’est un peu juste !

Enfin cette Good Life reste très plaisante, le style est limpide, ça se lit très vite et ça s’oubliera de même. Allez, un bon mot pour la fin :

Word was that he’d left her after catching her with her head between the legs of his partner’s wife. To which one listerner replied, "Yeah, but why did he leave ?" [1]

[1 The Goof Life /Jay McInerney. - Bloomsbury Publishing PLC, p. 30.