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Le random tour
  1. De l’académisme et des émotions
  2. sonnet 040
  3. sonnet 164
  4. sonnet 162
  5. P.D. est un blaireau
  6. sonnet 248
  7. Anne Trukenski
  8. Un peu plus loin sur la droite
  9. sonnet 066
  10. sonnet 090




Les gazouillis en cours
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Ta gueule Angot

plinous, le dimanche 8 septembre 2002.

Je m’excuse pour le titre, mais elle me pique tout ! Elle vient de dire dans une interview au Nouvel Obs (22-28 août 2002) :

Construire une histoire, une de plus, pour dire : c’est moi l’auteur de cette histoire-là, ça ne m’intéresse pas. Par contre, écrire ce qu’on a dans la tête, quand on bouge, quand on vit, ça oui, ça m’intéresse. Parce que c’est quelque chose qui vous exclut. A partir du moment où vous avez une histoire à raconter, vous faites partie du groupe.

J’ai écrit ça quelque part et en substance dans un de mes journaux à la con. En fait, tous les branleurs moi-je écrivent ça tôt ou tard. C’est la voix de la mauvaise conscience. Une mauvaise mauvaise conscience du reste, puisque :

- 1 : rédiger un journal sinon intime, du moins confidentiel, ne peut nuire à personne,
- 2 : la grande majorité des diaristes s’investit dans cette forme d’écriture faute de temps pour construire autre chose.

Évidemment, concernant Angot, les choses sont un peu différentes, puisque :

- 1 : Les vrais gens qu’elle cite verront leur vie privée dévoilée
- 2 : elle a tout son temps.

Ce qui est surtout calamiteux dans l’extrait cité plus haut, c’est le besoin de justification. Les deux premières phrases étaient largement suffisantes, je fais du real-writing parce que c’est ça qui me botte, point barre. Le pseudo argument qui suit est pitoyable : qui dirait de Flaubert, qui nous a raconté beaucoup d’histoires, qu’il faisait, ou même a fait, "partie du groupe" ?

Sans compter que raconter une histoire c’est toujours se raconter, mais ne perdons pas notre temps en contre-argutie, la vérité est ailleurs : vites fabriqués (pas de recherche documentaire, pas de construction, pas de soucis de cohérence) et se vendant comme des petits pains, la real literature comme la real tv est vouée au succès.

Que les bloggers ne s’emballent pas néanmoins, faudra quand même du talent.

Pour compléter, vous pouvez aller lire ça : http://www.fluctuat.net/livres/interview/dustan.htm