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Sotos, mauvais Djian

plinous, le jeudi 2 septembre 2004.

Sotos de Philippe Djian. - Folio. Attaqué après Ça, c’est un baiser, fallait pas. Sotos est un gros bric-broc qui brinqueballe. On y retrouve l’Anthony Quinn de Revenge - Victor Sarramanga ici - des surfers qui dealent en récitant du Shakespeare, Beverly Hills (en vacances dans le Sud), la tauromachie picasso avec vocabulaire technique, du cul - avec doigt dans le cul et éjac faciale - du sang, de la shoote, du mollard etc. Certes, l’abondance, on peut aimer des fois, on dit "onh, c’est très baroque n’est-ce pas ?", mais non, là c’est surtout très bavard. Tous les personnages sont philosophes, du blanc bec à coliques jusqu’au despote Quinn. En fait, c’est Djian à tous les étages, du petit fils au grand père, tous des porte-voix. Sans oublier l’écrivain bien sûr ! Car il y aura toujours un écrivain dans les romans de Djian. Celui-là s’appelle Robert (Bob), et comme toujours il souffre beaucoup, c’est si dur d’écrire ! Et il y a les critiques, tellement méchants, comme celui-là qui estime qu’il est grand temps de choisir entre Vangraw (c’est Bob) et Faulkner. T’inquiète Philippe, on ne choisira pas entre toi et Faulkner, ça ne vient même pas à l’idée en fait. Et fais gaffe avec l’autoflagellation :

Je l’écoutais dire que ce que j’écrivais était comme une espèce de bouillie que j’enfonçais dans la gorge d’une poignée de débiles mentaux à peine sortis de l’adolescence...

Des fois ça peut faire mal.