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Le random tour
  1. Connasses
  2. Une séparation
  3. Tintin dans le texte
  4. sonnet 114
  5. sonnet 159
  6. sonnet 271
  7. sonnet 145
  8. sonnet 320
  9. sonnet 170
  10. Girls in Tournefeuille




Les gazouillis en cours
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Sotos, mauvais Djian

plinous, le jeudi 2 septembre 2004.

Sotos de Philippe Djian. - Folio. Attaqué après Ça, c’est un baiser, fallait pas. Sotos est un gros bric-broc qui brinqueballe. On y retrouve l’Anthony Quinn de Revenge - Victor Sarramanga ici - des surfers qui dealent en récitant du Shakespeare, Beverly Hills (en vacances dans le Sud), la tauromachie picasso avec vocabulaire technique, du cul - avec doigt dans le cul et éjac faciale - du sang, de la shoote, du mollard etc. Certes, l’abondance, on peut aimer des fois, on dit "onh, c’est très baroque n’est-ce pas ?", mais non, là c’est surtout très bavard. Tous les personnages sont philosophes, du blanc bec à coliques jusqu’au despote Quinn. En fait, c’est Djian à tous les étages, du petit fils au grand père, tous des porte-voix. Sans oublier l’écrivain bien sûr ! Car il y aura toujours un écrivain dans les romans de Djian. Celui-là s’appelle Robert (Bob), et comme toujours il souffre beaucoup, c’est si dur d’écrire ! Et il y a les critiques, tellement méchants, comme celui-là qui estime qu’il est grand temps de choisir entre Vangraw (c’est Bob) et Faulkner. T’inquiète Philippe, on ne choisira pas entre toi et Faulkner, ça ne vient même pas à l’idée en fait. Et fais gaffe avec l’autoflagellation :

Je l’écoutais dire que ce que j’écrivais était comme une espèce de bouillie que j’enfonçais dans la gorge d’une poignée de débiles mentaux à peine sortis de l’adolescence...

Des fois ça peut faire mal.