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Le random tour
  1. Retour au noir
  2. Refusé 02 : La norme sonnet
  3. Précisosité surrannée de l’homo erectus
  4. Ça, c’est un baiser
  5. sonnet 327
  6. sonnet 314
  7. Platon (de fromage)
  8. Je suis le génie total !
  9. sonnet 027
  10. sonnet 224




Les gazouillis en cours
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Pouvez répéter ?

plinous, le dimanche 5 février 2017.

Suite à une conversation, je vais dire un truc sur Premier contact, un truc qui pourrait m’attirer des griefs genre "il nous prend pour des neuneus...". Que nenni. C’est juste qu’hier soir j’ai dû défendre un film que j’ai bien aimé sans plus, simplement parce qu’une personne pourtant très fute-fute soutenait que le film n’avait aucun sens, avec "toujours et encore dans les nanars de science-fiction le paradoxe temporel insoluble pour l’homo-sapiens".

Soit, mais il n’y a simplement aucun paradoxe temporel dans Premier contact. Ou plus exactement, il n’y a aucune atteinte à la flèche du temps (pas de retour vers le passé). L’héroïne ne va pas revivre des événements, dont un drame, qu’elle a déjà vécus. Elle va peut-être vivre des choses qu’elle a rêvées.

Et oui, les ET en font une interlocutrice privilégiée parce qu’elle partage avec eux une forme de prescience du futur. C’est la dimension fantastique de ce film. En effet, cf. Todorov, le spectateur est bien amené à hésiter, pour ce qui concerne les visions de la linguiste, entre deux options : elle a bien des rêves prémonitoires, ou tout bêtement, c’est une célibataire surmenée qui cogite beaucoup. Pour les "heptapodes" c’est différent : eux possèdent un niveau technologique bien supérieur au nôtre et sont capables d’appréhender le futur, on est dans la science-fiction.

Encore une fois, je sais, vous allez certainement me dire si vous avez vu le film, "bah oui, c’est évident, merci, pourquoi polluer le web avec ça" ? Relisez simplement la chronique de Jacques Morice (lien plus haut). Grand critique Jacques Morice. Je ne parierais pas néanmoins qu’il a tout bien saisi ("Louise, marquée par la mort récente de sa fille..."). Avec l’amie d’hier soir, ça fait déjà deux personnes sensées (plutôt littéraires c’est vrai) qui sont passées à côté du propos. Quelques lignes s’imposaient.