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Le random tour
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  5. Le sourire fadasse
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  7. Études sur l’amûr
  8. sonnet 047
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  10. sonnet 156




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Plaisir d’errer chez l’ombrageux

plinous, le jeudi 24 juillet 2008.

Quignard est irritant. Sa posture d’ermite. Le monos avant le solus, comme il dit, contre le multiple mondialisé, la grande vague qui n’a plus rien contre quoi se briser et qui va s’achever en vortex... (traduction libre). Parce qu’en plus de postuler la grotte ou Port-Royal-Des-Champs contre le monde, Quignard n’oublie pas de rejoindre le choeur des moines pour entonner l’antienne devenu hit du c’était mieux avant, quand c’était les chinois, les grecs, les romains, l’ancien régime... Est-ce que Néron aurait fait moins bien que l’hystérique autrichien si on lui avait confié la logistique nazie ? Oui, m’agace Quignard. Participe de la grande capitulation devant l’avenir. Tous ces gens-là n’ont pas d’enfants, que des livres.

Reste que les fragments qu’il nous livre dans ces Ombres errantes sont une fois de plus très beaux, dans leurs individualités comme dans l’ensemble qu’ils forment. Voici par exemple un portrait de Sarkozy :

Un Narcissus à demi mort règne. Une ancienne rationalité locale et marchande, devenue mondiale et sans dessein, gouverne son regard. Son reflet seul absorbe sa pensée pour peu qu’on puisse encore parler de penser à son égard : c’est un regard, un écran, un reflet. Le regard cherche le reflet. Le reflet cherche l’écran. L’écran cherche le regard.

Les Ombres errantes  : Dernier royaume I/Pascal Quignard. - Grasset.

Voir aussi ce cri du cœur de l’écrivain, dans un autre livre - Les solidarités mystérieuses - p. 199 :

Dieu est vraiment le verbe. Tout, sans exception, même le plus bas, une fois nommé, accroît son existence, accentue son indépendance,devient somptueux.