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Le random tour
  1. sonnet 309
  2. sonnet 260
  3. Lui, c’est pas ça...
  4. sonnet 174
  5. Bienvenue à Vieux-Beaux Land
  6. sonnet 321
  7. La première gorgée de Buckler
  8. sonnet 012
  9. Mais si on savait !
  10. sonnet 146




Les gazouillis en cours
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Montebourg ou ma valse-hésitation

plinous, le mercredi 8 décembre 2010.

Phase 4 : 2016

Débat tranché : http://www.jlm2017.fr/

Phase 3 : 2014

Certes, il serait irrationnel d’accorder une once de confiance à un homme comme Montebourg qui possède autant qu’un autre les tares de l’homme politique (contemporain) : ego extragigantesque, roublardise innée, idéologie adaptative. Mais en même temps, il faut bien considérer l’offre : l’extrême gauche attend la rue qui est partie très loin dans la direction opposée (j’ai aussi des réserves sur Pol Pot). Le Front de gauche, les verts, le PC : de très bonnes choses, mais on reviendra quand les intellectuels auront fini de s’engueuler. Le PS a achevé sa mue, le résultat est effrayant (c’est Macron).

On peut donc envisager deux choix en 2017 : droite (UMP) contre extrême-droite, ou extrême-droite contre droite (PS). Je sais déjà que je n’irai pas aux urnes pour l’une ou l’autre de ces alternatives. Pourtant, j’ai toujours un petit faible pour la démocratie, pour cette idée de vivre et de débattre au sein d’un collectif qui choisit son destin.

C’est pourquoi je ne vais pas faire la fine bouche. Le charisme d’un Montebourg, comme tout ce qui pourra aller à l’encontre de la lamination globalo-libérale, je prends. Je prends tout ce qui pourrait éviter que d’ici 2050 l’ensemble des richesses du monde repose dans quelques dizaines de mains et qu’une plèbe mondialisée fasse tourner l’impitoyable machine.

Montebourg, qui n’est pas parlementaire et que les médias à la solde du pouvoir (économique) vont marginaliser, va amorcer une périlleuse traversée du désert. Qu’on se comprenne bien : je ne suis pas inquiet pour lui, ça va aller, on ne le retrouvera pas sous des cartons dans six mois. Mais il y a un vrai risque politique : celui de l’anéantissement d’une vision progressiste et collective de la société que contribue à porter le fantasque marinier.

Phase 2 : 2013

Attention : article périmé ! J’ai été naïf quelques semaines, bon, c’est pardonnable non ?

Phase 1 : 2011

Eh oui je sais, c’est dingue ! Plinous, mélenchono-Duflosiste, rougeo-verdien, altermondialiste, Chomskyen... qui va soutenir Arnaud Montebourg !!! là, c’est la fin. Que voulez-vous mes braves, c’est pas de ma faute s’il y a dans le programme du beau gosse des idées que j’ai répétées jusqu’à plus soif en fin de soirée durant des siècles. Jugez un peu :

- capitalisme coopératif
- démantèlement des paradis fiscaux
- mutation écologique
et pourquoi pas la VIème république ? Ça marquera les esprits et fixera le cadre d’une refondation sociétale, basée sur l’idée de construire une alternative à la néoféodalité mondiale qui avance.

Il faut bien faire quelque chose ! Il n’est plus temps de râler dans son fauteuil club. La ploutocratie globale c’est demain, les cyclones et les tsunamis c’est demain, la lobotomisation médiatique des plèbes c’est demain, les guerres c’est demain... Enfin tout ça c’est déjà aujourd’hui.

Bien sûr, je l’éprouve encore la tentation du plus vert, du plus radical, du plus "rentre dedans". Mais je suis aussi sensible à l’argument qu’il serait temps de penser un peu autrement, de sortir des schémas de pensée du XXème et de se coltiner aux défis du XXIème avec des idées neuves. Enfin j’ai envie d’y croire.

Les socialistes vont nous sortir Strass-Kahn. C’est la fin de l’idée même d’alternative, le triomphe de la fatalité économique, "la dette ! la dette !" comme dirait Apathie. Alors les petites classes moyennes paieront, une caste d’intouchables verra le jour chez nous comme ailleurs. Et une petite bande de parasites dégobillera son caviar dans des palaces flottants.

En face il y a les communistes ? Les verts ? Je les aime encore bien tous ces gens-là. Mais sont-ils vraiment en face ? Sont-ils encore une gène ? On baille un peu honnêtement. C’est bien leur histoire mais on connaît la chanson, on mange un peu bio et puis on lève le poing, mais ça ne donne pas grand chose.

Enfin voilà. Je prends le risque. Je tente autre chose. Si je me ramasse, ce ne sera pas bien grave. C’est l’inappétence qui serait grave. Encore une fois, j’ai envie !