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  8. Désir sidérant ???
  9. DSN : trop cool !
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Les nombilistes et les désaxés

plinous, le jeudi 13 octobre 2005.

L’homme religieux vit autour d’un axe qui est également une stargate.

L’abcd de la conception religieuse du monde (P. 38) :

a) Rupture dans l’homogénéité de l’espace : ce qu’on voit n’est pas seulement ce qu’on voit, une pierre n’est pas qu’une pierre.
b) L’espace comprend des "ouvertures" qui permettent un passage entre deux étages cosmiques (Terre-Ciel, Terre-Monde inférieur).
c) Ces lieux de passages sont "marqués" par des symboles de l’axis mundi : pilier, échelle, montagne, arbre...
d) C’est autour de cet axe cosmique que se développe la société religieuse. En son centre se trouve le milieu, le nombril, le centre du monde.

La capitale du souverain chinois parfait se trouve au Centre du Monde : le jour du solstice d’été, à midi, le gnomon n’y doit pas porter d’ombre. (P. 41) Même phénomène au Temple de Jérusalem, à Shiz en Iran, (Stonehenge)...

L’homme religieux vit dans un monde qui ressemble à quelque chose, dieu merci.

Le dragon (qui symbolise la soif de revanche du Chaos sur l’ordre instauré par les dieux) est la figure exemplaire du monstre marin, du serpent primordial, symbole des eaux cosmiques, des ténèbres, de la nuit et de la mort, en un mot, de l’amorphe et du virtuel, de tout ce qui n’a pas encore une "forme". (P. 48).

Mais l’irruption du sacré ne projette pas seulement un point fixe au milieu de la fluidité amorphe de l’espace profane, un "Centre" dans le "Chaos" ; elle effectue également une rupture de niveau, ouvre la communication entre les niveaux cosmiques (la Terre et le Ciel) et rend possible le passage, d’ordre ontologique, d’un mode d’être à un autre. (P. 60).

Pour l’homme religieux le temps est un phénomène circulaire. Le temps redémarre à 0 chaque année.

Le nouvel an est une réactualisation de la cosmogonie, il implique la reprise du temps à son commencement, c’est-à-dire la restauration du temps primordial, du Temps "pur", celui qui existait au moment de la Création. (P. 71). [1]

Le sacré et le profane /Mircea Eliade. - Folio essais.

[1Cette conception du temps a sans doute habité les hommes très tard (20è siècle, urbanisation et enseignement généralisé de l’histoire ?). Par exemple, ce vers de Ronsard : L’an se rajeunissait en sa verte jouvence ne se comprend que si on pense un temps immuable et cyclique.