0587.jpg plinous.org



Le random tour
  1. sonnet 151
  2. sonnet 100
  3. Je suis le génie total !
  4. DSN : trop cool !
  5. sonnet 084
  6. Le pouvoir du chien
  7. Fin des commentaires
  8. À l’écroulement du monde ancien
  9. sonnet 057
  10. sonnet 175




Les gazouillis en cours
Tweets by @plinous

Accueil > Choses > Littérature > Le sourire fadasse

Le sourire fadasse

plinous, le vendredi 9 mai 2008.

Henning Mankell est devenu semble-t-il un des grands du polar au niveau international. Wallander, son commissaire, a déjà été incarné plusieurs fois dans des films ou téléfilms. Rien d’étonnant.

Je viens de lire L’Homme qui souriait, ce sera mon premier et dernier Mankell, même si une de fois de plus je vais devoir affronter la déception des collègues chaudement prescripteurs. Oui, c’est très bien L’Homme qui souriait, mais non, les bouquins très bien ne m’intéressent pas.

Ok, je veux bien être chiant limite snob, n’empêche, il vous surprend où Mankell ? Simplement dans le genre, le polar, il innove où ? Du flic dépressif qui réintègre jusqu’au happy-end avec scène de tarmac hollywoodienne, quelqu’un a été surpris un moment ? C’est les personnages alors ? La "complexité" de Wallander ? Existe-t-il un flic qui ne soit pas complexe dans toute la littérature policière ? Sans compter que la complexité de Wallander se simplifie assez vite : pendant trois cent pages ses névroses l’empêchent de tenir une arme mais quand vient l’heure de boucler le bouquin, le commissaire pataud élimine deux mercenaires surentraînés en deux tirs.

Et puis je n’aime pas la littérature de genre. Je n’aime pas le cantonnement. Un bon polar transcende son genre, explose le cadre. Certes, il y a du trafic d’organes dans L’Homme qui souriait, un méchant magnat, la déconfiture du collectif, bref une peinture fidèle de notre joli monde, mais attendue elle aussi, comme une toile de fond ; on s’en fout, on connaît, ce qui compte c’est comment il va faire pour s’en tirer Wallander et la jeune greluche aussi, et bien sûr il faut que le méchant aille en prison. Dans la vraie vie les vrais méchants ne vont pas en prison. Certains sont assassinés par le Mossad (Maxwell) mais la plupart se portent très bien, merci pour eux.

En plus ce n’est pas très dépaysant, on n’apprend pas grand chose sur la Suède. Mais encore une fois : très bien.

L’Homme qui souriait /Henning Mankell. - Seuil : Policiers.