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La fabrique et de broc des sentiments

plinous, le mercredi 12 mars 2008.

La Fabrique des sentiments a tout du film d’auteur, jusqu’à la caricature : lenteur, image cheap et caméra qui bouge. D’excellents acteurs aussi, voire plus ici puisque le rôle principal est tenu par Elsa Zylberstein, magnifique comme toujours quoique malmenée. Oui, parce que dans un film d’auteur on malmène ses acteurs, à coups d’éclairages pourris et de mouvements de caméras foireux, genre on n’a pas de fric mais surtout genre chez moi y a du fond, et c’est grave.

Parlons du fond alors. La société actuelle, elle fait que tuer l’amour, en gros. L’amour est une marchandise, comme les semences agricoles ; quand tu n’as pas de fric, que tu es moche et caractériel, dommage ; quand tu as de quoi te payer des tailleurs chics, que tu es belle et cool, dommage aussi ; eh oui, parce que tu travailles trop, que tu es trop exigeante avec toi et avec les autres, que tu laisses tout filer et qu’un jour tu te retrouves dans un club néonesque à speedater des losers. Donc, on est dans une analyse sociologique, assez longue mais très bien jouée, ok, ça va. C’est pas transcendant mais ça va.

Et puis c’est la fin. Il faut bien arrêter un moment, parce que la sociologie avec de bons acteurs on en ferait pendant des heures. Alors on invente une fin. Mais comme on sait pas trop ce qu’on raconte au juste depuis 1h40, on achève le film sur un gros malentendu. Finalement, on se rendait compte que tout n’était pas de la faute de la société mais de la fille, qui était une insatisfaite pathologique, et que ce n’était pas la peine d’accuser la société de tout et de rien. Oui mais alors pourquoi "la fabrique des sentiments" ?