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L’ivresse (modérée) des falaises

plinous, le samedi 12 août 2017.

L’ivresse des falaises de Philippe Huet ne m’a pas réconcilié avec le genre de la nouvelle, fût-elle noire. C’est bâtard la nouvelle, entre roman court qui manque d’étoffe et petite histoire qui s’éternise, entre ébauche de fresque et miniature vite torchée, entre teasing efficient qui se termine en éjaculation précoce et quickie qui n’en finit pas.

Pour illustrer le propos : le foirage final, i.e. la dernière phrase du livre qui expédie l’ultime récit nain sans autre forme de procès, genre "bon, ça commence à me fatiguer cette histoire..." (J’aurais bien cité cette débinade conclusive mais j’ai déjà déposé le bouquin dans une boite à livres, aux Sables d’Olonne, quartier de la Chaume, près du bar du Pont.) Du reste, il y a d’autres fins bâclées comme ça, cf. la nouvelle qui a Granville pour décor et où un écrivain de la loose découvre deux macchabées dans un taudis.

Bon, cela dit, je les ai toutes lues les histoires, et il y en a pour 350 pages... Donc, ça se lit, voire même : ça agrippe. J’aime pas les nouvelles, c’est tout ; n’en reste pas moins que Philippe Huet n’écrit pas avec les pieds.