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L’écran aplatit, Fink different

plinous, le mardi 19 octobre 2004.

Finkielkraut était encore à la radio ce matin pour commenter l’apocalypse. C’était terrible, dantesque ; Bourdieu avait gagné : le Talk-Show dominait le monde. Finkielkraut, qui en grand sage se qualifie lui-même de scrogneugneu, a le don de la formule - j’aime bien "écran total" pour qualifier une société envahie par les machines - mais surtout il joue bien : "Je sais que j’ai perdu, je ne pourrai pas sauver ce siècle ; laissez-moi au moins le plaindre !" En voilà du tragique bordel ! Je ne sais pas si Renan déclamant un siècle plus tôt : "Ce siècle ne va ni vers le bien, ni vers le mal, il va vers le médiocre" avait la puissance dramatique de notre super Finkiel. J’en doute, même si tout fout le camp (et que donc tout était plus fort avant).

Interrogé ensuite sur le rapport Thélot, Scrogneugneu a lancé le bougonnement habituel (tout fout le camp, Racine au CP, Mozart et pas Madonna...) au milieu duquel il a dit un truc qui m’a réveillé, en substance : ce rapport est le dernier clou porté sur le cercueil de la culture générale blablabla... il propose encore de scotcher les élèves de la maternelle à la fac devant un écran... touché ! Cf. les belles classes à box où chaque gamin s’approprie la modernité en se niquant les yeux sur un économiseur d’enseignant ! Voilà qui passe bien au 13H de Pernod ! Voilà qui fait réélire de l’élu ! Mais voilà qui promet une belle génération d’aplatis.