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Jesse, grand cinéma

plinous, le samedi 8 décembre 2007.

L’Amérique - les US - ne nous donnerait-elle que ça qu’il faudrait lui en savoir gré. Être reconnaissant plutôt que de le reconnaître. Quel cinéma bordel !

L’Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford est un film d’une telle beauté qu’on ne peut que s’incliner, non pas plier, ployer, mais s’agenouiller pour prier, pour prier qu’ils nous en donnent d’autres, des séances de plus de deux heures qui ralentissent le temps.

Un film à rendre fou les photographes. Chaque plan est une photo. Le travail de la lumière est démentiel, j’ai même aperçu un Rembrandt à la fenêtre de la maison de James. La musique est à pleurer aussi.

C’est vrai qu’on pense au Dead Man de Jarmusch. Une comparaison attentive des deux films serait passionnante. Pour autant que je me souvienne, il me semble que Dead Man est un film métaphorique empreint de mysticisme (descente de fleuve après rituel initiatique...). Le Jesse James de Dominik, lui, colle au réel, à l’histoire, restitue un ouest qui n’est pas le far ouest, dans un XIXè siècle beaucoup plus européen que ce qu’un gavage précoce aux johnwayneries nous a fixé en mémoire. Et pourtant, le film décolle tout autant, s’extrait de son présent et nous embarque. Beau.