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Le random tour
  1. sonnet 013
  2. Once
  3. sonnet 116
  4. sonnet 365
  5. Anne Trukenski
  6. Porte-couleurs
  7. sonnet 040
  8. sonnet 325
  9. sonnet 243
  10. Platon (de fromage)




Les gazouillis en cours
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Jeff Daniels

plinous, le mardi 22 mars 2005.

Ah oui j’en perds, c’est sûr. Tout seul ce soir je me loue un Eastwood, ça sent la camomille c’est clair. Bon, Eastwood. Dorénavant c’est Saint Eastwood si j’ai bien compris, y a plus à critiquer, c’est comme chez nous Ste Huppert, elle apparaît et c’est super. Toujours est-il que ce Créance de sang (Blood work) [1] est un gros nanard avec serial killer [...], bomba latina et un Clint, certes fatigué avec son coeur transplanté, mais pas au point d’avoir perdu l’usage de son machin à pompe (le serial et l’hispanique en font tous les deux les frais, différemment). Le scénario est assez subtil pour dérouter un employé de la BNP, nan, même lui devine tout avant, c’est le navet, tout simplement. SAUF (parce que j’ai dit fini les trucs négatifs) la prestation finale de Jeff Daniels (oui, le frère de Jack). C’est lui qui se colle au serial, et son numéro est très convaincant, surtout à partir du moment où il est démasqué (je veux dire officiellement). Là, le mec délire bien, ses vannes sont excellentes, mais très contextuelles, donc j’expliquerai pas. Il sauverait presque le film Jeff, parce qu’on se dit que l’équipe à compris qu’il fallait un peu de décalage, qu’on n’allait pas recommencer éternellement Harry-tue-à-la-fin-le-très-très-vilain. Là le vilain - il est quand même vilain - c’est un peu le joker, prolixe, touchant, drôle, mégalo... Cela dit, Clint le flingue pareil que les autres, machoire serrée, sentence à deux balles... Je me suis demandé où est-ce que j’avais déjà vu ce mec, son jeu me rappelait un bon souvenir, un film culte peut-être ? Et bien c’était, thanks IMBD, dans Dumb & Dumber ! Ah oui ! Effectivement, un monument de cinéma !

[1Quelques mois après avoir vu le film, j’ai lu le bouquin de Connelly. Finalement, l’adaptation cinématographique est honorable, et surtout l’interprétation d’Eastwood, pourtant trop vieux pour le rôle, est remarquable. Tout l’intérêt du livre repose sur les mouvements de la psyché d’un homme au bord du gouffre. Si l’écrivain peut trépaner ses personnages pour donner à voir ce qu’ils pensent, au cinéma, on n’a que l’image.