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Le random tour
  1. sonnet 271
  2. Quietus interruptus (avec bug)
  3. Mes Baléares
  4. Une claque qu’on n’esquivera pas
  5. Sainte Thérèse des poisons
  6. L’homme Dort
  7. Ça, c’est un baiser
  8. sonnet 113
  9. Trombinocope historique du SE
  10. Le Mat




Les gazouillis en cours
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Intermittence

plinous, le dimanche 11 septembre 2011.

De très belles choses encore au festival de Ramonville. Le théâtre, la danse, le cirque, c’est déjà du vital, une relation humaine réciproque où contrairement à la télé les artistes voient le public qui les regarde. Dans la rue c’est encore plus fort car le public ne peut pas être totalement passif ; plus ou moins impliqué selon les spectacles, ses réactions font partie du jeu et ça paie cash : du départ impromptu aux cris de fauves. C’est de l’humain libéré.

Cette année, j’ai vu Carmen Blaix que je n’aurais loupé pour rien au monde, mais aussi le très beau Frichti concept et le très drôle Boris sur les planches de la Cie Archymere. Mais il y avait plein d’autres choses (Zanzibar le jongleur, l’escaladeuse bavarde...), plus tout ce que je n’ai pas vu, cf. le site du festival.

Je voudrais simplement ici relayer le message qu’on pouvait entendre à tous les coins de rue, c’est-à-dire à tous les spectacles : la situation de l’intermittence est méga-raide. Pour les compagnies programmées "in", l’horizon est court, une date, une deuxième et après... on verra. Pour les artistes off : c’est la rue à la scène comme à la ville. À vot’ bon cœur m’sieurs-dames.

S’agit pas de fonctionnariser tout ce monde-là, mais si les seconds doivent faire leurs preuves, il faudrait au moins que les assos qui les accueillent puissent leur donner un minimum qui leur évite de devoir développer une rhétorique de mendiants cool. Quand aux artistes "in", il faut leur dégager l’horizon sur un temps raisonnable qui leur permette d’inventer et de préparer des spectacles de qualité.

Ou alors ? Rien. Ruquier et Sébastien.