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  3. sonnet 013
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Insupportable Onfray

plinous, le samedi 19 février 2011.

Lire Onfray, c’est un peu comme lire Marianne : encore plus exaspérant que de se farder une pensée réac. La maladresse de l’hebdo et le pédantisme du "philosophe" me collent les mêmes boutons.

Présentement, je suis dans Les libertins baroques du lourd Michel. J’ai essuyé sans ciller x formules allusives, type : "comme dirait l’autre" (quel autre ?) ou "on le sait" (c’est grave docteur si je sais pas ?), mais page 148 je craque :

...1658. Pascal commence à travailler à son projet de grand ouvrage apologétique de la Vérité de la religion chrétienne - dont le chantier interrompu, nul ne l’ignore, constitue les Pensées.

"Nul de l’ignore" !!! Mais de qui se moque-t-on ?! On fait un sondage ? À moins que ce "nul ne l’ignore" signifie "nul ne saurait l’ignorer"... Mais quel con, hein ? de toute façon. Alors oui, je sais, tout le monde ne veut pas faire de la pédagogie. Soit. Mais quel intérêt de truffer son discours de formules qu’on n’entendrait plus dans les salons les plus prout-prout ?

Je suis désolé, le diable se débusque dans les détails. Onfray se gonfle comme une grenouille. Toute chemise blanche dehors, BHL est plus subtil, et plus puisant, quoi qu’on en ait.


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