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Le random tour
  1. sonnet 218
  2. sonnet 186
  3. Vilain
  4. The kings Rakes
  5. Aux grosses charetttes de bretons bourrés
  6. plinous c’est qui ?
  7. Percolation
  8. sonnet 170
  9. sonnet 291
  10. Bris de Flaubert




Les gazouillis en cours
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Gomorra

plinous, le jeudi 21 août 2008.

Rien de personnel à ajouter aux téraoctets de mots qui ont déja coulé sur Gomorra. Juste, à l’intention de l’un ou l’autre de mes mes quatre ou cinq lecteurs qui pourrait être tenté de zapper ce film pour ces deux mauvaises raisons :
- Film Arte avec kolossales longueurs et fond d’opéra sur images de voyous qui tirent à la mitraillette ;
- Film "plein la gueule", éprouvant, avec scènes de torture et mères éplorées.

Gomorra n’est ni l’un ni l’autre. Ni du cinéma qui se regarde filmer, ni du social à coup de rangers dans le diaphragme. Simplement un film édifiant qui respecte parfaitement son cahier des charges : montrer l’incommensurable gâchis humain, social, écologique... que provoque l’implacable domination de l’argent sur toute autre considération.

Ma scène préférée (choix difficile) : la discussion entre l’industriel et le mafieux qui propose de s’occuper des déchets de la boîte à un prix défiant toute concurrence. Hypocrisie pornographique du patron qui entend qu’on lui assure que tout est "clean", qui parle de "transparence", qui insiste... Et simplement l’air de l’autre, qui au bout d’un moment exprime très subtilement comme une lassitude ; le visage de l’acteur reste impassible et pourtant on peut lire dans ses pensées : "écoute coco, ça va maintenant, tu sais, je sais que tu sais, tu sais que je sais que tu sais, on a fait nos salamalecs, maintenant c’est bon".