0485.jpg plinous.org



Le random tour
  1. sonnet 299
  2. BHL (désolé)
  3. Le système du puceron
  4. La première société nano-impériale !
  5. Girls in Saint-Malo
  6. sonnet 204
  7. Les croisades en roman-réalité
  8. sonnet 158
  9. Qui a tué Roger Ackroyd ?
  10. Décès d’une autre star du bling-bling




Les gazouillis en cours
Tweets by @plinous

Accueil > Choses > Girls in Saint-Malo

Girls in Saint-Malo

plinous, le lundi 16 août 2004.

Sur la route du rock hier, Girls in Hawaii, Saint-Malo, merveilleux. Légendaire plus exactement, sous les auspices des dieux du ciel et du rock. Toute la journée : temps sympa ; même qu’un tas de gens se baignaient, d’où balade dans la ville de Woulzy, le temps d’étudier l’homo inrockuptibilis [1] très présent dans ce milieu festivalier à cette époque. Crêpes évidemment, bière avec modération, boutiques pour les filles (fini bien le cliché) et première grosse averse vers 18H.

Sereins, on se refait un bistro. De toute façon, on ne va pas arriver à 19H dans un concert, c’est pas rock ; le premier groupe est forcément naze sinon ils ne passeraient pas en premier. Les Girls qu’on est venu voir passent à 20H30. Alors on y sera à 20H30, d’ici là la pluie se sera calmée. Il pleut toujours quand on sort de la caisse - grosse Audi avec autocollant Groland, le champ est déjà pâteux malgré la paille. On s’en fout, la galère c’est rock. Un kebab à l’huile de vidange, une dernière kro et allez ! Go !

L’épisode du petit pédé de djeunz au service d’ordre maintenant :
- Pas d’appareil photo, désolé.
- Tu connais les téléphones modernes Djeunz ? On les trimballe partout et y en a même qui font appareil photo, alors tu vas pas nous faire chier.
- Désolé j’ai reçu des consignes
- Ouais, c’était pour signer Con. Laisse tomber.

Donc pas de photos du concert. Spatz m’a dit : "C’est pas plus mal, y en a marre de tous ces cakes qui clichent tout tout le temps. Faut vivre le moment merde !" C’est en gros ce que je me dis à longueur d’années mais ça a plus de force quand c’est l’autre qui le dit. Je lui ai répondu qu’elle avait bien raison (mais en même temps je suis blogueur).

20H32, la pluie s’arrête, les Girls entrent en scène - je vous parlais de légende... Et ça démarre bien rock, on comprend tout de suite que ça va être bon. Ouais parce que la grande question c’était ça : est-ce que ce groupe bien cool, mélodique, surfy comme ça presque un peu limite fatigue bord de plage, est-ce qu’un groupe comme ça peut tenir la scène ? Oui, oui, oui. La réponse est oui. Girls in Hawaii sur scène c’est un vrai bonheur. Avec quelques gros foirages quand même, "Flavor" entre autres, avec une explosion de guitare attendue qui a débouché sur une cacophonie brise-pêche et à côté du rythme. Mais "it’s easy" ! "It’s easy" !!! Une version live magique et vraiment lâchée. A l’issue du premier set, on était en gros d’accord pour une mention favorable.

Ensuite c’est les rappels. Après une chanson de messe du chanteur en solo "Love happens today", on zappe, un bon instrumental péchu avec retour du bassiste au cou cassé dans le rôle de la ballerine, très fun, très rock. Et enfin une version explosée de Bees and Butterflies tout simplement géniale. Le genre de dernière chanson qui vous force déjà à acheter le billet pour le prochain concert. Après, la pluie s’est remise à tomber, la légende je vous dis.

Un mot avant de conclure sur les mecs, le look, tout ça. En gros c’est inrockuptible, naze donc, cf. note, et deux guitaristes au moins sont particulièrement fatigués. En revanche, le chanteur tient vraiment sa scène. Mais celui que j’ai préféré c’est le batteur. Le vrai batteur de rock, petite batterie, grands mouvement, vraiment dedans, vraiment vivant, déchaîné, frais en plus (à croquer même), excellent. Mention spéciale à Denis Machin.

Après c’était Blonde Redhead mais j’ai pas tout compris. Un batteur de Jazz, une multi-instrumentiste japonaise à robe jaune on voyait sa culotte et un guitariste genre Kat Onoma... C’était de la manga wave ? De la fusion free jazz - cold wave ? de l’indus exotique ? Du rock pour profs de philo toujours. Mais écoutable, même pas désagréable du tout ; on leur aurait laissé une chance si un déluge n’avait pas transformé le champ en piscine saumâtre. Valait vraiment mieux se tirer si on voulait avoir une chance de sortir la caisse. Et puis l’idée de louper Dyonisos ne nous arrachait aucune larme, alors on est remontés dans l’Audi, et on s’est repassé les Girls en boucle. Toute la route, sous les hallebardes, d’incroyables éclairs ont déchiré la nuit.

[1humanidé à jean faussement négligé, chemise trop étroite, sac à bandoulière, lunettes, badge du festival. Le mâle se distingue en outre par une pilosité très étudiée, constituée d’une barbe de deux jours et demi et de rouflaquettes inachevées.