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Le random tour
  1. sonnet 166
  2. Deux mots sur Troie
  3. Fais comme l’oisif...
  4. 2ème baffe : Adèle
  5. Le veau sous Flaubert
  6. Aurore de grande marée
  7. sonnet 336
  8. Frustration
  9. Entretien
  10. L’athéologie vite traitée




Les gazouillis en cours
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Girls in Evreux

plinous, le jeudi 7 octobre 2004.

Girls in Hawaï à Evreux, ça sonne un peu comme une antithèse et pourtant, ils étaient là, hier soir, à L’abordage. Evreux... J’ai habité cinq ans dans une ville comme ça : Saint-Dizier, en Haute-Marne. Dans ces villes, qui ne sont ni rurales ni urbaines, banlieues d’elles-mêmes, on ne peut échouer un mercredi soir à 20 H qu’à la Brasserie Kanter ou au Pizza Yolo - en deux mots oui - où l’on dégustera une quiche Findus gonflée dans un four métallique. Le paradoxe de ces villes, c’est que ceux qui veulent résister au contexte sont souvent plus intransigeants que les branchés des mégapoles et peuvent faire exister dans leur trou gris des lieux d’échanges vraiment hardis.

Mais trève de bla-bla, trève de bla-bla, trève de bla-bla ! On arrive à L’abordage, c’est un gros bâtiment décrépi qui ressemble à un dancing américain des années 60. Y a pas foule... On descend... Ah ! on est bien quarante quand même ! Visiblement la salle a un bon potentiel (1000 personnes ?) mais on l’a sagement réduite de trois quarts. Ce sera confidentiel, voilà tout. Bière.

La première partie est assurée par Austin Lace, jamais entendu parler. C’est très bien Austin Lace. C’est du rock joli, très frais, très drôle, "nous avons une corde cassée, c’est une avarie". Le chanteur est un petit caïd au regard doux, espiègle, qui booste les mélodies d’un groupe décidément très sympa. A noter aussi l’aménagement visuel de la scène ou comment ajouter de la poésie avec trois mobiles et dix lampions. A suivre.

Les girls maintenant. Bon, je travaille pas dans la presse rock alors j’arrête là le sketch du critique. Les girls in Hawaii jouent désormais dans la cours des grands. Ils maîtrisent la scène, leurs chansons sont connues du public - qui s’est étoffé progressivement depuis tout à l’heure ; le chanteur peut même se la péter un peu diva (chui fatigué, que fais-je ici...). On (c’est l’ex emploi-jeune devenu riche et moi) les a trouvés meilleurs encore qu’à Saint-Malo. Presque toutes leurs chansons sont pour nous des tubes ; on est salement accrocs. La prochaine fois, on se les faits dans une grande salle, à Bruxelles, pourquoi pas ?