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Le random tour
  1. Sequestruc
  2. sonnet 176
  3. Gomorra
  4. Dantec en Dantzig, monté sur double hélice
  5. Abécédaire philosophique
  6. Mes Baléares
  7. L’Affaire du Dahlia noir
  8. Soulagement (WIP)
  9. Farfeluterie rimbaldienne
  10. sonnet 183




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Douces déferlantes

plinous, le dimanche 8 août 2010.

Sur le livre il y avait : "Grand prix des lectrices Elle". Fallait tout de même que je sois dans une humeur spéciale pour le prendre nonobstant. C’est à la Hague disait la 4ème de couverture. Ok, j’arrête de me justifier.

Alors c’est bien, beaucoup trop lisse pour moi, mais bien. Excellent scénario d’un film français psychologisant (d’ôteur) avec Sandrine Bonnaire par exemple dans le rôle de la narratrice ornithologue. Du Simenon en bout de terre, sans Maigret mais avec Prévert, qui est mort bien sûr mais qui renforce l’ambiance poétique créée par les vagues, un sculpteur, des oiseaux qui se crashent, des vieilles folles, des bateaux qui se crashent aussi parfois, un gogol... On a de l’amour aussi mais pas de sexe explicite, on est ans un film à fêlure : ellipses et délicatesse.

Elle portait son habit de tempête, une longue robe noire, un tissu épais, ceux qui la connaissaient disaient qu’on pouvait lire dans ce tissu des mots cousus avec du fil de noir. Des mots en fil.

Mais outre que c’est très joli, ça se lit avidement parce qu’il y a un secret, qu’on ne peut entrevoir qu’aux 2/3 du livre puisque comme dans un polar les éléments nous sont distillés lentement. Et puis quand on a compris on reste attaché aux personnages, sauf peut-être à celui de l’ex flic qui est quand même un peu... terne ? Enfin comme un ex flic.

Conclusion : comme le dit une critique du Monde (respect), Les Déferlantes est un roman parfait pour les vacances. En attendant le film (y aura plus Villeret pour jouer le gogol, c’est bête), le livre vous offre la compagnie de personnages bien campés dans une ambiance de presqu’île perdue, et d’une l’auteure à la fragilité attachante.

Je n’ai pas aimé cette histoire. Je le lui ai dit. Pourquoi vous m’avez raconté ça ?
- Il faut bien...
- Tu parles...
Il a souri.
Je suis restée un moment avec cette image de jument devenue folle. Butant contre les murs.

Les Déferlantes /Claudie Gallay. - J’ai lu.