0414.jpg plinous.org



Le random tour
  1. dEUS + Jeronimo
  2. Refusé 18 : Je
  3. Triper aux states avec un prof de littérature anglaise reconverti fermier
  4. sonnet 236
  5. sonnet 128
  6. sonnet 254
  7. Mes photos sont chez Yahoo!... pour toujours !
  8. As-tu été faire un tour du côté de chez Swann ?
  9. Caraïbomédoc
  10. As-tu bien lu Madame Bovary ?




Les gazouillis en cours
Tweets by @plinous

Accueil > Choses > Littérature > Des péchés vite faits

Des péchés vite faits

plinous, le mardi 13 décembre 2005.

T’attaques un polar, tranquille, prêt pour une séance de stress reposant, et voilà qu’on te sert une psycho à deux balles en guise d’enquête et un coupable tellement évident qu’il est dans le titre - certes, il y a un pluriel mais, enfin c’est très clair très vite. Sans rire, Scudder, aussi fatigué que son créateur, ouvre trois dossiers, donne deux pourboires, presse un peu une quiche et ça y est, il a tout compris, la fille, son père, son jules et le père du jules. Alors il s’en rejette un petit et fait passer à table les figurants qui s’inclinent tous devant pareille pénétration. Et c’est le défilé des truismes incarnés, la fifille qui bouge beaucoup sur les genoux de papa, le pseudo gay à la mère morte, le pasteur frustré... "Trop face ! " comme dirait mon fils. Ce qui sauve un peu le coup, c’est ce trouble qu’apporte toujours la narration en je quand le narrateur est un beauf, même perspicace. On cherche, on attend l’étincelle, parce que merde ! on s’identifie, et on n’est quand même pas ce poulet imbibé gentiment corrompu et séparé ! Cette reluctance à entrer dans le costume maussade du je qui cause est amusante. Et il faut s’en amuser ici, parce qu’à part ça...

Les péchés des pères /Lawrence Block. - Livraphone.

Du positif.