0532.jpg plinous.org



Le random tour
  1. De l’opéra dans mon roman
  2. Correspondance
  3. sonnet 004
  4. Fais comme l’oisif...
  5. sonnet 063
  6. Détachement
  7. Mobile : le blé en herbe
  8. Emiluc Zolabes
  9. Bourbon
  10. AMELICA




Les gazouillis en cours
Tweets by @plinous

Accueil > Choses > Littérature > Des péchés vite faits

Des péchés vite faits

plinous, le mardi 13 décembre 2005.

T’attaques un polar, tranquille, prêt pour une séance de stress reposant, et voilà qu’on te sert une psycho à deux balles en guise d’enquête et un coupable tellement évident qu’il est dans le titre - certes, il y a un pluriel mais, enfin c’est très clair très vite. Sans rire, Scudder, aussi fatigué que son créateur, ouvre trois dossiers, donne deux pourboires, presse un peu une quiche et ça y est, il a tout compris, la fille, son père, son jules et le père du jules. Alors il s’en rejette un petit et fait passer à table les figurants qui s’inclinent tous devant pareille pénétration. Et c’est le défilé des truismes incarnés, la fifille qui bouge beaucoup sur les genoux de papa, le pseudo gay à la mère morte, le pasteur frustré... "Trop face ! " comme dirait mon fils. Ce qui sauve un peu le coup, c’est ce trouble qu’apporte toujours la narration en je quand le narrateur est un beauf, même perspicace. On cherche, on attend l’étincelle, parce que merde ! on s’identifie, et on n’est quand même pas ce poulet imbibé gentiment corrompu et séparé ! Cette reluctance à entrer dans le costume maussade du je qui cause est amusante. Et il faut s’en amuser ici, parce qu’à part ça...

Les péchés des pères /Lawrence Block. - Livraphone.

Du positif.