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Aux grosses charetttes de bretons bourrés

(Il y a un pléonasme dans le titre)
plinous, le mardi 21 juillet 2009.

Dimanche 19 juillet 2009 : première visite - ce sera la dernière - aux Vieilles charrues. Pourquoi la dernière ? Parce que trop trop le festival :

- trop de peuple ; l’idée, dans ce champ de 150 000 hectares, c’est de bien se positionner par rapport à l’écran géant, parce que la scène faut oublier, sauf à choisir un groupe (ou une vedette - on y reviendra dans le point suivant), de camper devant la scène deux heures avant son show ; c’est chiant mais consolation : vous pouvez faire "coucou" à la caméra sur bras articulé.

- trop éclectique (éclectique : terme positif car il faut positiver) ; a priori, faire jouer dans un même lieu Francis Cabrel et L’Angle mort c’est bon pour la démocratie, oui la démocratie carrément, les grands mots. Sauf que le dit Angle mort, comme le MAP, sont relégués sur la plus petite des trois scènes et jouent en même temps que Francis la chèvre ou que les Rakes. Autant dire que les familles venues pour la variétoche ou les bingirlettes venues pour les Ting Tings voire pour Julien Doré ne verront rien des groupes un peu poil à gratter. La programmation ratisse large, ça fait des milliards de voitures sur le parking, mais pour le brassage des idées faudra repasser.

- trop de viande soûle. Ok, un festival sans gens bourrés ça n’existe pas. Mais ici, la concentration des relous "ahhhhhhhhhh la fêteu boa un coup ami ?" est vraiment trop élevée. La bonne déconnade ce sont les stroumpfs (4 mecs absolument bleus, saluons la perf !), un hulk (tout vert), des fluos (perruques jaunes fluos, shorts idem et strings...), des Heineken (armure et chaussures en cartonnage Heineken) et bien d’autres joyeux allumés... Mais à côté de ça, combien de vomiteux, de pisse-partout, de Beuarr aussi, de "à poil ! à poaaalll !", teint rouge, yeux mi-clos, bouffis... Et leurs nénettes, sereines ou bourrées pareil, "wel blèm ? Cé la fêteu". Meuh !

- Trop de bretons, ce point étant très lié au point précédent. Alors la Bretagne c’est très beau, surtout les côtes, c’est un fait. En Bretagne on parle breton (certains parlent), comme on parle alsacien en Alsace, occitan en Midi-Pyrénées, basque dans le Pays-Basque, normand en Normandie (si si, venez dans le Cotentin)... Bref, soit parce que la Bretagne est jolie comme d’autres régions sont jolies, soit parce qu’on y parle une langue régionale comme dans d’autres régions, en Bretagne on est fier et on agite le drapeau, le drapeau Blanc e Neirr... On a le tee-shirt Breizh, les autocollants BZH, le triskell, les croix celtiques... Et on fait sauter des Mac Do avec des gens dedans et... Ok, ca c’était mesquin mais moins que le régionalisme, qui pue.

Et il n’y avait rien de bien ? Si. Mea culpa, j’aurais dû commencé par là, j’ai encore du mal avec la positivation. Il y avait, outre les deux groupes hip-hop militants suslinkés, Dean Drive. Dean Drive, c’est jeune, c’est donc pas forcément fini, mais c’est autre chose, de cet autre chose qui permet de respirer dans ces lourdingues charrues. De l’instrumental, mélange de free jazz, de rock intelligent, de mélodies hypnotiques... Un choc, comme un premier contact avec Blonde Redhead ou Grizzly Bear ; des gens qui essaient, qui tracent une voie, qui donnent à voir et à entendre quelque chose de neuf. Rien que pour eux, je ne regretterai pas d’être venu.

Mais kenavo pour toujours Les Vieilles charrues ! (Hic !)