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666 dans la Neuvième

plinous, le mercredi 18 février 2009.

J’aime beaucoup La neuvième Porte de Roman Polanski. J’aime la façon dont le réalisateur s’amuse des clichés fantastiques qu’il distille sans compter tout en conservant le ton et l’ambiance qui siéent au genre. Le film est étrangement inquiétant et néanmoins quelquefois très drôle, par exemple lorsque Balkan fait détaler l’assemblée des adorateurs de Satan d’un tonitruant "Bouououh !"

Hier soir, en revoyant le film avec mes gamins, je vis l’occasion de leur expliquer ce qu’est un indice rétrospectif dans une narration. Il y a en effet au début du film une première vision du château où s’achèvera la quête de Corso, première vision qui ne prend son sens qu’une fois le film vu dans son intégralité.

J’ai fait un parallèle avec Le Horla de Maupassant dans lequel un mystérieux trois-mâts brésilien passe en arrière plan au tout début du récit. Le lecteur ne prête pas attention à ce "détail" du décor, à tort... Il y reviendra.

J’étais assez content de ma leçon, genre "il est fort papa hein ? il sait des choses..." mais mon cadet a entrepris de me scier en me faisant remarquer ce détail dans la même scène :

Balkan ouvre les portes de sa bibliothèque en tapant 666 sur le digicode. Évidemment, vu comme ça en gros plan, ça paraît simple. Dans le cours du film, il faut vraiment être attentif voire imaginer ce que pourrait être le code dans le contexte pour effectivement le voir. Ensuite, en recherchant l’image sur le DVD, je me suis rendu compte que le gag est déjà présenté quelques instants auparavant dans l’ascenseur.

666 dans l'ascenseur

Alors je sais, 666 = tarte à la crème, tout ça. Il n’empêche que 1, en s’amusant à introduire ce genre de micro indices dans son récit, Polanski nous invite à revoir son film avec une loupe, et que 2, les gamins peuvent avoir un sacré sens de l’observation !